À la rescousse des chiens coréens

Alex Proteau

2020-12-01T04:55:00Z

Près de 200 chiens ont récemment été sauvés des abattoirs en Corée du Sud par Humane Society International (HSI), un organisme qui lutte contre la cruauté animale. Le quart de ceux-ci se font soigner en banlieue de Montréal avant d’être disponibles à l’adoption. 

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Les derniers chiens, qui étaient initialement destinés à être abattus pour de la viande en Asie, sont arrivés dans la nuit du 18 novembre à Vaudreuil-Dorion, à l’ouest de Montréal. Dès leur arrivée, la troupe composée essentiellement de chiens de race jindo coréen a été vaccinée.

Après leur première nuit de sommeil, les chiens sont passés tour à tour dans les mains des techniciens en santé animale et des vétérinaires. On leur donne de l’eau, les promène avec laisse; une première pour certains chiens.

«On veut s’assurer qu’ils soient en bonne santé. On vérifie leur cœur, leurs poumons, on vérifie qu’ils n’ont pas de plaies, pas de lésions au niveau des yeux ou des oreilles», a expliqué la vétérinaire qui offre ses services à HSI, Dre Quittrie Doué.

La fermeture d’une ferme de viande canine a sauvé ce chien de race jindo coréen. Lui et plusieurs autres sont arrivés en banlieue de Montréal le 18 novembre 2020 pour recevoir des traitements avant d’être prêts pour l’adoption.
La fermeture d’une ferme de viande canine a sauvé ce chien de race jindo coréen. Lui et plusieurs autres sont arrivés en banlieue de Montréal le 18 novembre 2020 pour recevoir des traitements avant d’être prêts pour l’adoption. Alex Proteau

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Avec cette opération, HSI a réussi pour la 17e fois à faire fermer de façon permanente une usine de viande canine. Le tout coïncide avec la publication des résultats d’un nouveau sondage d’opinion commandité par HSI en Corée du Sud, qui montre une augmentation du nombre de personnes en faveur de l’interdiction de la consommation de viande de chien.

Selon les résultats, 84 % des Coréens sondés ont déclaré ne pas consommer ou être prêts à abandonner la viande de chien. Presque 60 % de la population est aussi pour une loi interdisant son commerce.

La technicienne en santé animale Marie-Ève Marchand pose avec un des chiens de race jindo coréen sauvés d’une ferme de viande canine en Corée du Sud. Mme Marchand aide à donner des soins aux canins. PHOTO COURTOISIE
La technicienne en santé animale Marie-Ève Marchand pose avec un des chiens de race jindo coréen sauvés d’une ferme de viande canine en Corée du Sud. Mme Marchand aide à donner des soins aux canins. PHOTO COURTOISIE Alex Proteau

Popularité          

La beauté de ces chiens et leur unicité accentuent leur popularité auprès des acquéreurs. Leur histoire unique en est particulièrement la cause, explique la porte-parole canadienne de l’organisme, Ewa Demianowicz. Selon elle, passer plus de temps à la maison motive les familles à se tourner vers l’adoption d’un animal, une option qui devrait toujours être le choix numéro un. «Il y a tellement d’animaux qui attendent d’avoir un refuge», a-t-elle dit.

Il demeure néanmoins que les acquéreurs de ces chiens sont et seront rares. Au Québec, la SPCA Laurentides-Labelle est le partenaire qui en a reçu le plus. L’organisme expliquait avoir reçu un nombre d’appels élevé à cet effet. Les premiers chiens ont tous trouvé preneur, mais l’organisme laurentien n’écarte pas la possibilité d’en recevoir d’autres.

La porte-parole de Human Society International Canada, Ewa Demianowicz, regarde un des chiens récemment arrivé au refuge.
La porte-parole de Human Society International Canada, Ewa Demianowicz, regarde un des chiens récemment arrivé au refuge. Alex Proteau

Même si les intéressés ne peuvent pas quitter le refuge avec un jindo coréen, cela peut être bénéfique pour les SPCA, car certains opteront pour un autre animal dans le refuge. «Ça crée par ricochet une hausse des adoptions», a conclu Mme Demianowicz.

Pour rejoindre la SPCA Laurentides-Labelle : (819) 326-4059

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