3 réactions suspectes de Donald Trump dans le dossier Epstein

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Gabriel Ouimet

2025-11-17T20:24:48Z

Après avoir résisté pendant des mois, Donald Trump a finalement incité les républicains à voter en faveur de la divulgation des dossiers concernant le prédateur sexuel Jeffrey Epstein. On revient sur 3 réactions passées du président qui ont alimenté les suspicions contre lui dans cette saga.

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1- Le refus de divulguer les documents sur Epstein

Lors de la dernière campagne présidentielle, Donald Trump a souvent promis de publier la liste des clients qui auraient bénéficié du réseau sexuel mis en place par le New-Yorkais s’il était élu.

En juillet, six mois après son retour au pouvoir, le gouvernement américain a toutefois décidé de ne pas divulguer davantage de détails sur les conclusions de l’enquête, affirmant n’avoir découvert aucune information pertinente lors d’un examen approfondi du dossier.

La décision a causé un véritable tollé parce que l’équipe républicaine avait déjà annoncé qu’elle possédait plusieurs détails incriminants sur l’affaire, incluant une liste de clients ayant sollicité les services du prédateur sexuel.

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Le quotidien américain The Wall Street Journal a aussi révélé que le département de la Justice avait précédemment averti Donald Trump que son nom figurait à plusieurs reprises dans les dossiers liés à l’affaire.

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Des figures influentes de la droite américaine soupçonnent l’administration de vouloir cacher des informations afin de protéger le président.

Des élus autrefois fidèles à Trump, dont Marjorie Taylor Greene, lui ont également tourné le dos en raison de la rétention des documents.

Le président a fait volteface dimanche soir.

«Les républicains de la Chambre devraient voter pour publier le dossier Epstein, parce que nous n’avons rien à cacher», a-t-il écrit sur Truth Social.

2- Le déni de l’existence de la lettre d’anniversaire osée adressée à Epstein

Cet été, The Wall Street Journal a révélé que Donald Trump avait envoyé une lettre à Jeffrey Epstein pour son 50e anniversaire, en 2003.

Le document comprenait un dessin à connotation sexuelle et une référence à des secrets partagés entre les deux hommes.

Plutôt que d’en diminuer l’importance, le président a d’abord nié l’existence de la lettre.

Des élus démocrates l’ont cependant publiée en entièreté le 8 septembre et il a été confirmé que la lettre a été trouvée lors de la perquisition d’un des domiciles de Jeffrey Epstein.

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Donald Trump a ensuite soutenu que la lettre et le dessin auraient pu être réalisés par quelqu’un d’autre que lui.

«Je n’ai jamais dessiné de ma vie», a-t-il martelé.

Le réseau CNN a cependant révélé que le milliardaire a réalisé de nombreux dessins à la même époque, dont un a même été vendu pour plusieurs milliers de dollars lors d’un encan caritatif en Ohio.

Donald Trump nie toujours être l’auteur de ladite lettre.

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3- Le refus de fermer la porte au pardon de Ghislaine Maxwell, la complice d’Epstein

En 2022, la veuve de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a été condamnée à 20 ans d’emprisonnement dans un établissement à sécurité maximale pour avoir recruté des jeunes filles mineures dans l’intention de les mettre à disposition Jeffrey Epstein et de ses clients.

Mais en août 2025, coup de théâtre: Maxwell est transférée vers une prison à sécurité minimum.

Cette semaine, CNN a révélé que la détenue avait droit à de nombreux privilèges, dont le droit de passer du temps avec un chiot et d’avoir sa propre adjointe administrative.

Donald Trump, à gauche, et son épouse, Melania Trump, sont photographiés avec Jeffrey Epstein et son associée Ghislaine Maxwell dans la propriété de Trump à Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, en février 2000. (Davidoff Studios/Getty Images)
Donald Trump, à gauche, et son épouse, Melania Trump, sont photographiés avec Jeffrey Epstein et son associée Ghislaine Maxwell dans la propriété de Trump à Mar-a-Lago à Palm Beach, en Floride, en février 2000. (Davidoff Studios/Getty Images) Getty Images via AFP

Des experts du milieu carcéral américain ont souligné l’aspect inhabituel de la situation, précisant que les délinquants sexuels ne sont généralement pas éligibles à ce type d’accommodements.

Ces décisions ont alimenté les suspicions à l’endroit de Donald Trump, alors que ce dernier a refusé, cet été, de fermer la porte à un éventuel pardon visant la criminelle, malgré l’opposition de ses alliés républicains.

Le 9 novembre, l’élu démocrate James Raskin a demandé à la Justice américaine d’enquêter afin de savoir si le président a lui-même approuvé ou demandé l’amélioration des conditions de détention de Ghislaine Maxwell.

Certains estiment que Ghislaine Maxwell pourrait détenir des informations incriminantes sur l’implication de Donald Trump dans le réseau de trafic sexuel mis sur pied par Jeffrey Epstein.

— Avec les informations de CNN, Washington Post et AFP

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