30 000 volontaires pour les essais cliniques de Novavax aux États-Unis et au Mexique
AFP
Des essais cliniques pour déterminer la sûreté et l’efficacité du vaccin contre la COVID-19 de la société américaine de biotechnologie Novavax ont commencé aux États-Unis et au Mexique, ont annoncé lundi les Instituts nationaux de santé américains (NIH), qui les financent en partie.
• À lire aussi: Un registre pour les personnes refusant le vaccin en Espagne
• À lire aussi: Mutations du coronavirus: pas de surprises
• À lire aussi: [EN DIRECT LUNDI 28 DÉCEMBRE 2020] Tous les développements de la pandémie de COVID-19
Un essai similaire, dit de phase 3, pour ce même vaccin baptisé NVX-CoV2373, est en cours au Royaume-Uni, où environ 15 000 volontaires ont été recrutés.
Ces nouveaux essais incluront environ 30 000 volontaires de plus de 18 ans. Deux tiers des participants recevront le vaccin, et un tiers un placebo. Aucun ne saura, pendant toute la durée de l’essai, ce que contenait l’injection qu’il a reçue.
« Le lancement de cette étude -- le cinquième vaccin candidat contre la COVID-19 testé dans un essai de phase 3 aux États-Unis -- démontre notre détermination à mettre un terme à la pandémie à travers le développement de plusieurs vaccins sûrs et efficaces », a déclaré l’éminent immunologue américain Anthony Fauci, directeur de l’Institut national des maladies infectieuses et des allergies (NIAID), faisant partie des NIH.
Le but est qu’au moins 25 % des participants aux essais aux États-Unis et au Mexique soient âgés de 65 ans et plus, précise le communiqué.
L’accent sera également mis sur le recrutement de personnes plus exposées à la COVID-19 (Afro-Américains et Hispaniques, notamment), ou présentant des facteurs de risque (obésité, diabète...).
Le vaccin se prend en deux doses espacées de trois semaines. Il peut être conservé entre 2 et 8 °C, ce qui pourrait faciliter sa distribution. Sa température de conservation est bien plus élevée que celle nécessaire aux deux vaccins déjà autorisés de Pfizer/BioNTech et de Moderna.
Ces deux derniers remèdes reposent sur une technologie nouvelle, l’ARN messager, alors que celui de Novavax est un vaccin à protéine recombinante, constitué d’une « forme stabilisée de la protéine Spike ».
Le coronavirus possède à sa surface des pointes (des protéines virales) pour entrer en contact avec les cellules à infecter. Ces protéines peuvent être reproduites et présentées au système immunitaire pour qu’il puisse, par la suite, les reconnaître et réagir s’il est réellement infecté.
Deux autres vaccins ayant conduit des essais de phase 3, ceux de Johnson & Johnson et d’AstraZeneca/Oxford, devraient prochainement demander des autorisations en urgence pour être distribués aux États-Unis, pays le plus touché au monde par la pandémie en chiffres absolus.