Party à plus de 45 000$: 30 personnes surprises dans un rassemblement

Anne-Sophie Poiré
Une fête illégale de plus d’une trentaine de personnes provenant surtout de l’Ontario a été interrompue par l’arrivée des policiers en matinée, vendredi, dans une résidence privée de Sainte-Béatrix, dans Lanaudière.
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Les agents de la Sûreté du Québec (SQ) de la MRC Matawinie ont été appelés à se rendre sur le rang Sainte-Agathe vers 11 h 30. Un rassemblement privé enfreignant la Loi sur la santé publique battait son plein.
La plupart des participants venaient de l’Ontario, « beaucoup de Toronto » et quelques-uns avaient une adresse au Québec, a précisé la sergente Audrey-Anne Bilodeau, porte-parole de la SQ.
Des rapports d’infraction généraux ont été rédigés pour chacun des contrevenants, qui recevront ultérieurement un constat de 1500 $.
Pâques dans la mire
En conférence de presse mardi, le premier ministre, François Legault, a imploré les Québécois d’éviter les visites pour Pâques, surtout à l’intérieur des domiciles.
La SQ a rappelé qu’elle assurera une surveillance accrue partout au Québec jusqu’au 5 avril pour le long congé pascal.
Et les autorités auront particulièrement à l’œil les régions de Québec, Lévis et Gatineau, qui viennent de tourner au rouge foncé, jeudi.
Résistance orange
Les régions de l’Estrie et de la Mauricie–Centre-du-Québec résistent pour l’instant au changement de zone, mais redoutent la présence de résidents des zones rouges dans les commerces et restaurants en ce long week-end de Pâques.
« On va souhaiter que les gens des zones rouges demeurent chez eux et que nos restaurateurs se montrent vigilants en contrôlant l’identité de leurs clients », a mentionné Alain Carrier, maire de Drummondville, coincée entre Montréal, Québec et la région de Chaudière-Appalaches.
La propriétaire du restaurant Auguste de Sherbrooke, Anik Beaudoin, a d’ailleurs refusé l’accès à son établissement à près d’une dizaine de personnes incapables de présenter une preuve de résidence, et ce, uniquement dans la journée de jeudi.
« On n’a pas avantage à ne pas respecter les règles parce qu’on ne veut pas se retrouver dans la situation des restaurateurs de Québec. C’est triste ce qui se passe là-bas », a souligné la restauratrice.
– Avec l’Agence QMI