3e dose : Duhaime demande des éclaircissements

Vincent Larin | Agence QMI
Le chef du Parti conservateur, Éric Duhaime, demande au gouvernement de clarifier sa position au sujet de l’injection rapide d’une 3e dose aux personnes déjà infectées par la COVID-19.
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En point de presse à l’Assemblée nationale, lundi, l’ancien animateur de radio a souligné des contradictions entre la position de la santé publique et celle de son comité d’immunisation (CIQ).
«Est-ce que le gouvernement, pour des raisons politiques, pour pouvoir accélérer l'arrivée de trois doses sur le passeport vaccinal, est en train de nous donner une information qui va à l'encontre de ce que les scientifiques nous disent?», s’est-il questionné.
«C'est quelque chose de quand même assez sérieux, là, a-t-il ajouté. On se fait injecter quelque chose dans le corps, on voudrait savoir si oui ou non, le moment est approprié.»
Dans un avis publié vendredi dernier, le comité d’Immunisation du Québec a indiqué qu’«on ne sait pas si une 3e dose de vaccin administrée à un individu ayant déjà fait l’infection et vacciné avec 2 doses augmentera davantage la réponse immunitaire».
Le regroupement d’experts conclut donc que de vacciner rapidement une personne ayant eu un diagnostic de COVID-19 confirmé par test PCR et déjà deux doses de vaccins «paraît peu utile».
«Attendre l’arrivée de nouveaux vaccins offrant une gamme de protection étendue serait la meilleure option dans ce cas», précise également le CIQ.
Huit semaines
Peu après la parution de cet avis, la santé publique a annoncé qu’elle changeait sa position selon laquelle les personnes atteintes de la COVID-19 pouvaient recevoir leur 3e dose dès la fin de leurs symptômes.
Dorénavant, Québec recommande toujours «aux personnes qui ont reçu un test PCR positif tout comme pour celles qui ont obtenu un résultat positif à un test rapide à la maison avec des symptômes importants» d’aller chercher leur 3e dose, mais «en respectant toutefois l'intervalle minimal de huit semaines».
«Cependant, les personnes qui doutent d'avoir fait la maladie ou qui n'ont pas été en mesure de le confirmer par test PCR peuvent aller chercher leur dose de rappel le plus rapidement possible, précisait par communiqué le directeur national de la santé publique, le Dr Luc Boileau, par voie de communiqué.
«Il n'y a aucun risque à recevoir cette dose, et il est préférable d'obtenir cette protection supplémentaire, dans le contexte actuel où circule le variant Omicron, très contagieux», ajoutait le scientifique.