500 demandes d’admission pour la formation courte en enseignement à la TÉLUQ

Ce programme destiné aux enseignants non qualifiés est toutefois loin de faire l’unanimité

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Daphnée Dion-Viens

2023-06-20T04:00:00Z

Environ 500 enseignants non légalement qualifiés pourraient suivre dès cet automne la nouvelle formation courte de la TÉLUQ, qui est toutefois loin de faire l’unanimité. 

Près de trois mois après avoir annoncé la création d’un nouveau programme de 2e cycle de 30 crédits en enseignement préscolaire et primaire, la TÉLUQ se réjouit de l’intérêt pour cette formation qui a été présentée comme une des solutions pour contrer la pénurie d’enseignants par le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville.

Jusqu’à maintenant, 500 demandes d’admission ont été reçues, en collaboration avec les centres de services scolaires, et le processus d’inscription va bon train, indique Marilyn Baillargeon, professeure au département d’éducation et responsable du programme.

«La demande est au rendez-vous, on a rapidement constaté que ça répond à un besoin», affirme-t-elle.

La TÉLUQ avait toutefois d’abord indiqué avoir les ressources pour accueillir jusqu’à 1000 étudiants dans ce programme offert 100% en ligne, mais Mme Baillargeon se dit néanmoins très satisfaite du nombre de demandes d’admission reçues, considérant les besoins.

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Les contacts étroits avec le réseau scolaire au cours des derniers mois ont permis de constater que les enseignants non légalement qualifiés qui sont titulaires de classe au primaire sont moins nombreux que ce qui avait été anticipé, alors qu’on en retrouve plusieurs au secondaire et comme enseignants spécialisés au primaire (en musique, anglais et éducation physique), explique la professeure de la TÉLUQ.

Dans le réseau scolaire, plus d’une quarantaine de centres de services ont recommandé des candidats et près de 2000 directions d’école ou membres du personnel seront impliqués dans leur formation à divers niveaux, indique la TÉLUQ, qui a été la première à répondre à l’appel du ministre Drainville en offrant cette formation courte en enseignement.

Ce programme s’est toutefois attiré de nombreux critiques au cours des dernières semaines, provenant notamment du milieu universitaire et des syndicats d’enseignants.

Plusieurs craignent une «formation au rabais» puisque ce programme ne comprend notamment aucun cours dédié à l’enseignement des sciences, de l’univers social et au niveau préscolaire.

«On est conscient qu’on doit faire des choix déchirants pour raccourcir la formation, par contre on a vraiment à cœur d’intégrer la formation pratique dans l’ensemble des domaines disciplinaire tout au long du programme», rétorque Mme Baillargeon.

La TÉLUQ prévoit accueillir une deuxième cohorte à l’hiver 2024. 

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