5000 employés de la santé absents en raison de la COVID
TVA Nouvelles
Le nombre d'employés de la santé qui sont retirés à cause de la COVID-19 ne cesse d'augmenter au point où on en compte plus de 5 000 aujourd'hui.
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La pression est donc particulièrement forte sur nos hôpitaux. C'est particulièrement vrai en Estrie, où la 5e vague a frappé plus tôt qu'ailleurs.
«Ça a commencé plus rapidement, on se demandait au début ce qui se passait donc, oui on a eu une augmentation au point où on se demandait même si ce n’était pas une 5e vague et là, on nous a confirmé que c'était une 5e», explique Madeleine Ducharme, coordonnatrice des soins intensifs et de la traumatologie au CIUSSS de l'Estrie-CHUS.
L'équilibre est fragile. Particulièrement aux soins intensifs.
«C'est de trouver la main-d’œuvre spécialisée pour s'occuper des patients très malades. Mais vous comprendrez qu’on n’a pas seulement des patients très malades de la COVID aux soins intensifs. On a aussi des patients qui ont des chirurgies ou des patients qui sont là pour d'autres raisons», précise Mme Ducharme.
Ainsi les absences, jumelées aux nombreuses hospitalisations augmentent la pression sur les hôpitaux du Québec au point où certain, comme le chef du service de médecine générale au CIUSSS de l'Estrie-CHUS, Dr Benoit Heppell, commence à penser qu'il faudrait maintenir au travail en zone chaude les employés de la santé atteints de la COVID-19 qui sont asymptomatique.
«C'est une donnée qu'il faut mettre dans l'équation, on a plus le choix», estime Dr Heppell. «Il y a plus de gens atteints. Le virus est plus transmissible. Il y a de plus en plus de personnel qui est atteint, on en manque de personnel et on veut maintenir nos activités. Il faudra prendre cette donnée-là et y réfléchir sérieusement.»
Par courriel, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a indiqué à TVA Nouvelles qu'elle émettra sous peu un avis sur la question.
Dubé ne ferme pas la porte
Le cabinet du ministre Christian Dubé ne ferme pas la porte à cette option, mais confirme que ce n'est pas celle qui est privilégiée en ce moment.
«Il y a un encadrement clair pour les travailleurs de la santé qui devraient être retirés du travail, mais dont les services sont absolument requis en contexte de prestation de services compromise et en situation de rupture sévère de services», affirme le cabinet.
«Cet encadrement a été préparé par des experts en prévention et contrôle des infections (...) ces employés seraient affectés à des zones chaudes ou chargés de faire du travail administratif.»
Le cabinet de Christian Dubé confirme que tous les employés qui seraient déployés en zone chaude seraient munis de masque N95.