7 erreurs financières qui pourraient coûter cher

Emmanuelle Gril
Gérer son argent, ce n’est pas inné. Chaque jour, des erreurs simples coûtent des milliers de dollars aux Québécois. Voici sept pièges fréquents à éviter pour protéger votre portefeuille.
1. Ne pas avoir de plan
Avancer à l’aveuglette et sans faire de plan financier risque de vous coûter très cher, tant pour votre retraite que pour vos projets de façon générale. «À la base de toute planification, on retrouve le budget. C’est grâce à lui que l’on saura précisément où va notre argent. Ce n’est pas une étape que les gens apprécient particulièrement, mais c’est la seule façon d’avoir une vision claire de sa situation, de trouver des façons de l’améliorer et de dégager de l’argent pour épargner», dit le planificateur financier Simon Houle. Des outils budgétaires sont offerts gratuitement sur de nombreux sites web, comme l’Agence de la consommation en matière financière du Canada ou Options consommateurs.
2. Reporter l’épargne
Nombreux sont ceux qui se disent qu’ils commenceront à épargner lorsqu’ils gagneront davantage d’argent. C’est mal comprendre l’importance cruciale du facteur temps dans le processus, permettant aux intérêts de s’accumuler et de faire boule de neige. Rappelez-vous, 100$ économisés aujourd’hui vaudront des milliers de dollars dans quelques années. «L’épargne systématique grâce à des prélèvements automatiques transférés directement dans un compte épargne ou un REER par exemple, permet d’économiser sans y penser», remarque Simon Houle.
3. Ne pas penser aux imprévus
Perte d’emploi, maladie, divorce, réparations urgentes... Difficile d’échapper aux imprévus dans la vie. Sans argent de côté, vous devrez faire appel au crédit qui vous coûtera des centaines ou des milliers de dollars en frais d’intérêt. Évitez de vous endetter et constituez plutôt un fonds d’urgence contenant de trois à six mois de dépenses. «Plus on a de responsabilités familiales, et plus ce fonds devrait être bien garni. Sinon, une marge de crédit pourrait éventuellement suffire», dit le planificateur financier.
4. Sous-estimer ses besoins en assurances
Assurance habitation et assurance invalidité vous éviteront bien des tourments et de l’endettement en cas de pépin. Grâce à l’assurance vie, vos bénéficiaires pourront compter sur une somme d’argent à votre décès. C’est particulièrement important si vous avez de jeunes enfants. À votre décès, les bénéficiaires pourraient aussi utiliser ce montant pour payer l’impôt éventuel sur la succession. «Magasinez vos assurances et vérifiez vos assurances collectives pour ne pas souscrire deux fois à la même couverture», conseille Simon Houle.
5. Investir sans comprendre
Vous souhaitez investir par vous-même et faire vos propres choix de placements? La cryptomonnaie vous fait de l’œil? «Il n’y a pas de problème à investir de façon autonome, mais mieux vaut détenir quelques connaissances et s’informer dans ce domaine avant de se lancer», remarque Simon Houle. La règle d’or est d’au moins comprendre dans quoi vous placez votre argent. Méfiez-vous des influenceurs en finances qui vous proposent des rendements mirobolants, ou des conseils de votre beau-frère... à moins qu’il ne soit un professionnel.
6. Ignorer les avantages fiscaux
Les lois fiscales sont complexes, mais renseignez-vous au moins sur les crédits et déductions auxquels vous avez droit. Ainsi, vous réduisez les risques de laisser de l'argent sur la table, à plus forte raison si vous préparez votre déclaration de revenus vous-même.
Mieux vaut aussi connaître les avantages fiscaux reliés au REER, REEE, CELI et CELIAPP pour optimiser ces outils de placements.
7. Utiliser le mauvais instrument de crédit
Carte de crédit, marge de crédit, marge de crédit hypothécaire, prêt... Les outils de crédit sont nombreux, et mal utilisés, ils pourraient vous coûter très cher en frais d’intérêt. Une carte de crédit par exemple, avec un taux d’intérêt de près de 20%, devrait être considérée comme un instrument de paiement et non de crédit. Cela signifie qu’il faut rembourser la totalité du solde à la date d’échéance pour éviter que les intérêts s’accumulent. Privilégiez plutôt les marges dont les taux d’intérêt sont moins élevés et faites preuve de discipline dans le remboursement.