Pertes de 300 millions $: Aéroports de Montréal hausse ses tarifs

Photo d'archives, Agence QMI

Agence QMI

2021-02-04T21:14:08Z

Aéroports de Montréal (ADM) estime que son manque à gagner provoqué par la crise de la COVID-19 sera de l’ordre de 300 millions $ pour 2020, ce qui l’incite à hausser ses tarifs pour éviter le pire. 

«Les perspectives de reprise des déplacements aériens au niveau international se font de plus en plus sombres» et «le nombre de passagers accueillis à YUL Aéroport international Montréal-Trudeau continue d'être en chute libre», a affirmé ADM, par communiqué, jeudi.

En raison de la deuxième vague de la pandémie, des restrictions de voyage récemment annoncées par les autorités fédérales, de l’apparition de variants de la COVID-19, ainsi que du prolongement de la fermeture des frontières, ADM s’attend une pression financière «importante» encore cette année après une année catastrophique en 2020.

Hausse des tarifs

Afin d’augmenter ses revenus qui sont mis à mal par la chute du nombre de voyageurs, les passagers qui partent de l’aéroport Montréal-Trudeau doivent payer 5 $ de plus depuis le 1er février pour les frais d'améliorations aéroportuaires. La facture est maintenant de 35 $ par personne.

Les frais aéronautiques ont également été haussés de 2,5 % le 1er janvier à cet aéroport ainsi qu’à celui de Mirabel.

De plus, les compagnies aériennes devront débourser plus de redevances.

«Bien que ces hausses de tarifs nous seront utiles, elles sont bien loin d'être suffisantes», a affirmé le président-directeur général d'ADM, Philippe Rainville. ADM se trouve à la croisée des chemins, bien que nous croyons toujours en la résilience de notre industrie. À court terme, nous devons assurer notre survie pour une période encore difficile à déterminer.»

Station du REM

Il a précisé que son organisation tente de trouver des sous pour que la station du Réseau express métropolitain (REM) devienne réalité à l’aéroport Montréal-Trudeau, tel que planifié. Le projet, estimé à 600 millions $, est menacé depuis que Québec s'est retiré impliquant aussi Ottawa et ADM.

«Nous devons veiller à conserver l'intégrité de nos actifs tout en tentant d'obtenir l'aide nécessaire pour aller de l'avant avec la construction de la station du REM, qui sera bénéfique pour toute la communauté», a déclaré Philippe Rainville, qui espère que des «programmes d'aides seront annoncés sous peu» par Ottawa et Québec.

L’an dernier, ADM avait annoncé un plan de réduction budgétaire qui prévoyait l’arrêt de projet de construction et le licenciement d’approximativement 30 % du personnel, soit environ 175 employés.

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