Agressions sexuelles alléguées dans des écoles: Bernard Drainville déclenche une enquête

Marc-André Gagnon
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, déclenche une enquête «de portée générale» dans la foulée «de multiples dénonciations et d’allégations d’inconduite de nature sexuelle ou de comportements inadéquats».
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M. Drainville en a fait l’annonce en réponse à une question de la députée solidaire Ruba Ghazal, qui a participé lundi à un rassemblement de parents et d’élèves de Cowansville qui dénoncent l’inaction de l’école secondaire Massey-Vanier face à des allégations de harcèlement et d’agressions sexuelles.
Un rapport préliminaire faisant état des constats et des recommandations des enquêteurs de la Direction des affaires internes du ministère de l’Éducation devra être remis au ministre Drainville d’ici le 2 juin 2023, suivi d’un rapport final d’ici le 31 juillet 2023.

«Ça pourrait inclure, bien sûr, les affaires de Cowansville», a dit M. Drainville.
Multiples dénonciations
Au cours des dernières heures, un enseignant d’un collège privé de Montréal a été arrêté en lien avec des crimes sexuels commis envers des élèves.
Dans les dernières semaines, M. Drainville a réclamé une première enquête après que Le Journal a révélé qu’un enseignant, qui a mis enceinte une élève de 16 ans à la fin des années 90, a pu continuer d’enseigner au Centre de service scolaire du Chemin-du-Roy, à Trois-Rivières. L’enseignant a depuis été suspendu et un rapport préliminaire d’enquête doit être remis au ministre au plus tard le 30 avril prochain.
Mandat précis
Quant à l’enquête «de portée générale», elle concernera «toute situation impliquant des comportements pouvant raisonnablement faire craindre pour la sécurité physique ou psychologique des élèves», écrit le ministre Drainville, dans l’acte de désignation d’enquête dont notre Bureau parlementaire a obtenu copie.
Cela comprend également toute allégation qui serait portée à l’attention du ministère de l’Éducation au cours de cette enquête.
«Plus spécifiquement, l’enquête devra traiter des processus de traitement des plaintes, de la gestion administrative des comportements problématiques et des processus d’embauches», peut-on lire dans le mandat d’enquête.