«Alertes»: Sophie Prégent trouve que son personnage «l’a eu tough»

Guillaume Picard
Sophie Prégent avait littéralement une boule au ventre en découvrant les intrigues de la saison 6 d’Alertes dans laquelle son personnage, la bienveillante et compétente capitaine Stéphanie Duquette retombe dans la consommation.
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Mais, justement, est-ce bien le cas? Stéphanie replonge-t-elle dans les médicaments analgésiques puissants ou a-t-elle plutôt été intoxiquée accidentellement ou, pire encore, à son insu?
Dans l’épisode de ce mardi, on apprend de la bouche de la sergente-détective Lily-Rose Bernard (Mylène St-Sauveur) que la patronne de l’escouade Cerbère nie avoir eu recours à des opioïdes, alors que les médecins statuent qu’elle a fait une surdose.

On se rappelle qu’après avoir été atteinte à la tête lors d’une prise d’otage et avoir été longtemps plongée dans le coma, Stéphanie s’est remise sur pied grâce à des antidouleurs qui créent souvent une forte dépendance.
Elle semblait aller mieux – sa marraine des narcotiques anonymes Valérie Murphy (Julie Ringuette) s'est même intégrée aux rangs de Cerbère et veille sur elle –, mais voilà que Stéphanie a été prise de vertiges et s’est effondrée pendant qu’elle assistait à un interrogatoire dans l’épisode de la semaine dernière. Le verdict de surdose, qui tombe ce mardi, fait en sorte que Frédéric Lamontagne (Benoit McGinnis), le grand patron de la Sécurité du Québec, tient l’avenir de Stéphanie entre ses mains...
«Stéphanie va partir dans une longue quête pour comprendre ce qui s’est passé. C’est sûr que le regard que tout le monde va porter sur elle va l’affecter», a dit la comédienne.

«Je l’ai dit aux auteurs: “je trouve ça vraiment difficile”. Je lisais les épisodes et ça me pognait à l’estomac. Je n’ai pas de dépendance dans la vie et ça fait mal de porter ça à travers mon personnage», a raconté Sophie Prégent, en rappelant que son personnage a donné sa vie à son métier de policière, négligeant son fils à cause de sa carrière prenante, pour finir jugée par ses pairs.
Elle comprend que l’arc de son personnage nourrit les intrigues, mais la comédienne «trouve que Stéphanie l’a eu tough» depuis quelques saisons dans la série policière de TVA.
Elle s’est «payé la traite» dans Ravages
On a aussi vu Sophie Prégent dans un autre registre, celui d’une relationniste froide et calculatrice dans l’excellente série Ravages, disponible sur illico+ et aussi produite par Pixcom. Sa Michelle Thibault l’a amenée, le temps d’un tournage, bien loin de Stéphanie Duquette, ce qui est toujours bienvenu pour une interprète qui joue la même femme depuis sept ans, si en plus d’Alertes on tient compte d’Alerte Amber.
«Dans Ravages, j’ai ressenti du plaisir à jouer cette femme à la moralité... absente. Elle travaille pour ses clients et elle prend les moyens pour arriver à ses fins. C’est une professionnelle comme Stéphanie Duquette, mais elle n’a pas, elle, d’empathie.»

En entrevue, nous avons demandé en tout respect à la comédienne ayant bossé pour toutes les boîtes de production, depuis ses débuts en 1990, si le fait que son mari, Charles Lafortune, qui est producteur chez Pixcom – l’entreprise qui manufacture Alertes et Ravages –, limitait ses possibilités de bosser auprès d’autres créateurs de l’industrie.
«Je me suis posé la question. Je sais que parce que j’ai un chum qui produit, on pense peut-être un petit peu moins à moi ailleurs. Si j’avais 30 ans, ça me dérangerait, mais là j’ai 61 ans et je n’en souffre pas. Je peux comprendre aussi qu’on puisse avoir envie de voir d’autres binettes que la mienne.»
Sinon, Sophie Prégent est occupée par la Fondation Autiste & majeur et elle préside le conseil d’administration du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Elle est aussi membre du c.a. du Centre À pas de géant que fréquente son fils autiste, Mathis.