Anik Jean animera son propre balado

Patrick Delisle-Crevier

2024-02-24T11:00:00Z

Anik Jean est fort occupée ces jours-ci. Elle travaille à la série dérivée des films Bon Cop Bad Cop, dont elle signera la musique et réalisera quelques épisodes. Elle a aussi deux projets pour le cinéma à son agenda, dont l’adaptation du roman Qimmik, de Michel Jean. Mais elle a tout de même trouvé le temps de faire de la musique. Entrevue avec l’artiste.

• À lire aussi: Varda Étienne cherche l'âme soeur : «Ça prendra le temps que ça prendra.»

• À lire aussi: Félix-Antoine Tremblay s'ouvre sur ses démarches laborieuses pour devenir père

Anik, comment est née Jamais dormir, ta nouvelle chanson?

C’est bizarre, mais souvent, quand j’écris des chansons, il y a des mots qui sortent, et je ne sais pas pourquoi. C’est souvent prémonitoire de quelque chose qui s’en vient, comme si mon subconscient écrivait l’avenir. Pour cette chanson, le processus a été très rapide. Je l’ai écrite il y a quelques jours alors que j’étais seule à la maison avec mon fils, Nathan. J’ai gratté ma guitare, j’ai sifflé une mélodie et mon fils m’a dit: «Hey, maman! C’est vraiment bon! Qu’est-ce que tu joues?» Je n’en avais aucune idée! Il m’a ensuite dit: «Enregistre-le avec ton cellulaire», ce que j’ai fait, et peu à peu, Jamais dormir est née. Le lendemain, j’ai appelé mon ingénieur parce que je voulais enregistrer quelques trucs et faire des tests pour savoir si la chanson était bonne. Finalement, j’ai trouvé qu’elle l’était, et nous l’avons enregistrée.

Publicité

De quoi parle cette chanson?

C’est l’histoire d’un amour impossible. C’est un peu mon thème récurrent. En même temps, quand on entend la chanson, on dirait presque qu’elle sort d’un jeu vidéo apocalyptique. Je vois deux personnages qui courent sur les tops des édifices et qui ne veulent pas tomber en amour l’un avec l’autre. Il n’y a rien de personnel dans cette chanson; c’est comme un miniscénario de film. C’est drôle, parce que je suis une grande insomniaque dans la vie, et quand je dis «Je ne peux jamais dormir», c’est un peu moi, ça.

C’est plutôt rare que tu écrives en français, non?

Oui, et j’en suis la première surprise. Je suis contente d’avoir écrit cette chanson en français parce que, pour des raisons que j’ignore, c’est plus facile pour moi de penser et d’écrire en anglais.

Est-ce que cette nouvelle chanson ouvre la porte à un nouvel album?

Je suis entre deux projets de films en ce moment, et je viens de terminer la tournée des festivals avec Les hommes de ma mère, que je vais aller présenter dans des festivals européens et américains. Mon film va aussi sortir en France cet été; c’est donc ça qui m’occupe, en plus des autres projets qui s’en viennent. En même temps, j’ai toujours besoin de créer, et comme je ne vais probablement tourner qu’à l’été prochain, il n’est pas impossible que d’autres chansons naissent de ce besoin que j’ai de mettre la main à la pâte. Comme mon studio est à la maison, c’est facile. Mais aucun projet concret de disque n’est dans l’air. J’ai aussi un balado qui s’en vient et qui va porter sur le true crime.

Publicité

Que peut-on dire de ce balado?

Il va s’appeler Meurtres et pop-corn. Je suis une fan de tout ce qui est documentaire criminel, et je vais le faire avec Sébastien Trudel. Nous nous connaissons depuis six mois et nous avons plusieurs points communs, dont notre amour pour les films d’horreur. On a eu l’idée de faire un balado avec les crimes réels qui ont inspiré des films ou des téléséries. C’est un univers qui me fascine, et je vais pouvoir annoncer tout ça prochainement.

Où en est ton adaptation à l’écran du roman Qimmik, de Michel Jean?

En ce moment, Michel écrit le scénario. C’est sa première fois, mais il se débrouille très bien. C’est un film qui demande beaucoup de préparation, sur tous les plans, et le tournage sera complexe. Il se déroulera dans le Grand Nord, à Sept-Îles et à Montréal. Nous devons également tourner avec des chiens. Pour ce film, je vais être entourée principalement d’Autochtones, et j’ai très hâte parce que ça me permet de découvrir plein de choses. J’ai aussi un autre projet de film avec Netflix; il s’agit d’un thriller psychologique. Il est actuellement en développement, et c’est Maryse Latendresse qui en rédige le scénario. J’ai écrit un long synopsis, et elle a pris le relais. Si tout va bien, on devrait tourner le film cette année.

Enfin, tu t’impliques dans la nouvelle série Bon Cop Bad Cop de Patrick Huard?

Oui. Si tout va bien, nous la tournerons à Montréal, à Québec et à Calgary en juillet. Il a fini par me convaincre de trouver le temps de réaliser un ou deux épisodes de la série et d’en signer la musique. J’ai accepté, et nous tripons comme deux adolescents avec ce projet. L’histoire est écoeurante, et nous adorons travailler ensemble! Je suis contente, parce que ce sera la première fois que je réaliserai un truc d’action. Disons que je ne chôme pas, ces temps-ci, et j’aime être dans l’action. Je suis heureuse comme ça.

Sa nouvelle chanson est disponible sur toutes les plateformes numériques. Pour connaître tous ses projets: anikjean.ca.

À VOIR AUSSI:

Publicité