Après 10 ans dans des séries jeunesse, Philippe Scrive brille dans «Antigang»

Alicia Bélanger-Bolduc

2025-11-06T11:00:00Z

Philippe Scrive, comédien depuis l’âge de 10 ans, accumule les expériences à l'écran. Son rôle de Noah Murphy dans la nouvelle série quotidienne Antigang marque sa première apparition dans une production pour adultes, confirmant son statut d'acteur fiable dont la présence devrait s'intensifier dans le paysage télévisuel.

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Parle-moi de ton expérience sur le plateau d’Antigang.

Pour le moment, ça va super bien. Le rythme de tournage est assez rapide, donc c’est un plateau où il se passe beaucoup de choses, mais c’est très stimulant. Je tourne avec d’excellents acteurs qui m’inspirent. C’est un nouveau défi qui m’apprend beaucoup et qui me permet de vivre de nouvelles expériences en tant que comédien.

Dans la série, tu joues le frère de l’acteur Samuel Gauthier. Te parle-t-on de la ressemblance frappante entre vous?

On m'a effectivement demandé à plusieurs reprises si nous étions de vrais frères. Cette question revient souvent et nous trouvons ça plutôt amusant. Les gens me font déjà des commentaires sur la série en général, qui est très suivie, donc son impact est indéniable. Je ne cherche pas d’opinion sur mon jeu d’acteur. J’essaie de garder la tête froide, de faire mon travail le mieux possible et avec tout le sérieux nécessaire.

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As-tu développé une belle relation avec Samuel et Shanti Corbeil Gauvreau, qui sont, pour le moment, ceux avec qui tu tournes?

Je connais Shanti depuis nos cours communs au cégep, et nous étions très heureux de nous retrouver. C'est avec elle que j'ai le plus tourné jusqu'à présent, et une belle chimie s'installe progressivement entre nous. Je suis content d'apprendre à connaître des partenaires de jeu comme eux et de tourner de belles scènes qui nous permettent de développer cette connexion. Samuel est vraiment une personne avec qui j'aime collaborer. Je ne le connaissais pas avant, mais dès notre première rencontre, nous avons cliqué. C’est plaisant de partager l’écran avec lui.

Dominic Gouin / TVA Publications
Dominic Gouin / TVA Publications

Est-ce que tu ressens un soulagement de voir ta carrière évoluer avec cette première série destinée aux adultes, après avoir travaillé dans le secteur jeunesse pendant près de 10 ans?

Soulagement est le bon mot. Je suis très chanceux et heureux d'avoir pu jouer dans des séries jeunesse, mais j'avais aussi envie d'essayer d'autres choses et de faire mes preuves ailleurs. Je suis reconnaissant de la chance qu'on me donne et je vais tenter de rendre la meilleure performance possible tout au long de ce projet.

Tu ne quittes pas entièrement le milieu jeunesse, puisqu’on peut te voir dans la série Les Milimus, qui s’adresse aux tout-petits.

C'est vraiment un beau plateau, avec une équipe tissée serrée. Nous passons beaucoup de temps ensemble, car ce sont de grosses journées de tournage et nous sommes peu d’acteurs à nous partager les personnages de la série. J'ai beaucoup de plaisir à côtoyer des gens comme Sébastien René, Marie Eve Morency et Tommy Joubert. Je trouve que tout le monde est sincèrement talentueux. Ce sont des gens passionnés, qui arrivent prêts et qui veulent travailler le mieux possible pour rendre les scènes encore meilleures et plus drôles. Mon personnage est un peu l'aventurier et le petit comique de l'équipe, donc je peux lâcher mon fou et faire des acrobaties. Ça me permet une belle liberté: ce n'est jamais trop gros et il n'y a jamais trop de blagues.

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Le comble pour un acteur est de jouer des rôles complètement différents. Tu as la chance de le faire avec ces deux projets.

Je suis très chanceux de pouvoir incarner des rôles aussi opposés. Cela me permet d'explorer différentes facettes de mon jeu et d'apprendre. C'est stimulant de ne pas toujours interpréter le même type de personnage et d'utiliser ma palette de jeu complète. Avec Les Milimus, je peux être complètement éclaté, puis revenir à quelque chose de plus naturel et conventionnel dans Antigang.

Bruno Petrozza / TVA Publications
Bruno Petrozza / TVA Publications

Plus jeune, tu étais un grand consommateur de télévision québécoise. Considères-tu que c'est un retour du balancier d’inspirer à ton tour une nouvelle génération?

Je pense qu'il ne faut pas sous-estimer l'importance de la télévision jeunesse, car elle est cruciale pour connecter les jeunes à la culture québécoise. Les émissions qu'on écoute dans notre enfance sont souvent celles qui marquent le plus profondément les gens. Nous avons la responsabilité de créer des contenus de la meilleure qualité possible afin que les enfants qui nous regardent puissent en conserver de bons souvenirs toute leur vie. J'espère pouvoir les marquer aussi positivement que je l'ai été par les émissions de mon enfance.

Quelles autres passions cultives-tu? As-tu des projets que tu développes en parallèle de ta carrière d’acteur?

J'adore la musique et le rap depuis très longtemps. Je travaille d'ailleurs sur un album qui devrait sortir bientôt, sous le nom de Scrive. Quelques chansons sont déjà disponibles. C'est un passe-temps que je pousse à fond, collaborant majoritairement avec des amis. Parallèlement, je suis en première session d'études en cinéma à l'UQAM. J'essaie d'y apprendre l'envers du décor et les processus de création. Mon objectif est de rester le plus longtemps possible dans le milieu artistique, et me diversifier me semble un bon moyen d'assurer ma pérennité. Pour le moment, je m'intéresse particulièrement à la scénarisation et à la réalisation, mais comme je n'en suis qu'à mes débuts, je reste ouvert aux découvertes.

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Comme tu as commencé à un très jeune âge, ton entourage a dû être important pour le développement de ta carrière?

Je crois qu'on ne parle pas assez du rôle primordial des parents dans le début d'une carrière. Le temps que ma mère a consacré à me reconduire partout et à m'aider à apprendre mes textes est vraiment remarquable. Je suis extrêmement reconnaissant du soutien que mes parents m'ont apporté dans la poursuite de mon rêve. C'est ce qui m'a permis de persévérer. Sans leur aide, je ne serais pas arrivé où j'en suis aujourd'hui. Grâce à eux, j'ai pu continuer. Je pense qu'ils percevaient clairement ma passion.

Comment arrives-tu à atteindre un équilibre sain avec l’école, la musique et le jeu. Ça doit être un horaire demandant?

Depuis que j'ai 10 ans, je suis sur des plateaux. Ça a toujours fait partie de ma routine et je ne me pose pas trop de questions. Je me souviens à peine de quand j'allais à l'école sans être simultanément sur des plateaux. On dirait que c'est venu naturellement. Je n'ai pas eu le choix d'avoir une bonne éthique de travail et d'essayer de gérer mon temps de la meilleure façon possible. Ce n'est pas toujours facile, il y a des sacrifices à faire et il faut mettre le temps pour bien faire les choses. Je pense que, lorsqu'on est vraiment passionné, ça va de soi. Je suis tellement content de pouvoir tourner que je donne mon 100 % pour être le meilleur possible chaque jour de tournage.

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Qu’aimes-tu le plus de ton métier?

J'adore me mettre dans la peau d'un personnage et incarner quelqu'un, vivre des situations qui ne m'arriveraient jamais autrement. En ce moment, je suis dans la peau d'un fils de mafieux: je n'aurais jamais vécu une telle situation sans ma carrière. J'apprécie aussi que ce soit un univers où je peux rencontrer tout plein de gens. Je suis quelqu'un de sociable et les tournages sont une chance formidable de créer de nouvelles connexions. J'ai beaucoup de belles amitiés qui découlent de rencontres faites sur un plateau. J'aime également le défi que représentent les auditions, qui m'obligent chaque fois à créer un personnage de toutes pièces.

Gérer les refus très jeune ne doit pas être facile. Est-ce que ça t’a marqué?

C'est sûr que ce n'est pas toujours facile de vivre dans le doute et les rejets, il faut apprendre à contrôler nos attentes. Je suis quelqu'un qui se donne corps et âme quand un projet m'intéresse, alors c'est sûr que j'espère être choisi et que j'ai un pincement au cœur quand ça n'arrive pas. Mais c'est une grosse réalité du métier et il faut apprendre à vivre avec, même si ce n'est pas toujours plaisant. Je dois simplement me relever et travailler plus fort la prochaine fois. C'est de cette façon que je perçois le processus d'audition.

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