Après «Salut bonjour», le sympathique duo formé de Gino Chouinard et Dave Morissette se retrouve pour cette émission voyage

«Partir autrement entre amis», le 6 février 19 h, à TV5

Nathalie Slight

2026-02-06T11:05:00Z

Dave Morissette et Gino Chouinard forment un duo improbable mais parfaitement complémentaire: l’un arrive comme une bourrasque d’énergie, l’autre garde le cap avec son calme légendaire. Dans le cadre de Partir autrement entre amis, les deux complices ont pris la route des Keys, un archipel floridien où le bleu du ciel rivalise avec celui de la mer.

• À lire aussi: Marie-Claude Barrette est allée au secondaire avec Céline Dion

• À lire aussi: La distribution de «Détective Surprenant» nous révèle tous les secrets de plateau

• À lire aussi: Patrice Godin se confie sur son rôle dans «STAT»

Premièrement, les gars, dans quel contexte vous êtes-vous rencontrés pour la première fois?

Gino: Comme tout le monde, je connaissais Dave Morissette de nom grâce à sa carrière de hockeyeur, mais on s’est rencontrés pour la première fois dans le cadre de ses interventions à Salut Bonjour.

Dave: Quand je suis arrivé, je posais pas mal de questions à Gino, parce que j’étais relativement nouveau dans le monde des médias. Après mes interventions pour ma chronique sportive, je voulais savoir ce que j’avais à améliorer.

G.C.: Ce n’était pas nécessairement évident pour lui d’entamer une nouvelle carrière, parce qu’il partait avec une étiquette qui n’était pas celle d’un communicateur, mais d’un ex-joueur de hockey qui s’exprimait avec ses poings. Mais j’ai trouvé qu’il gérait bien cette transition.

Publicité

Et quand votre admiration respective s’est-elle transformée en amitié?

G.C.: Au fils de nos interventions, nous avons développé une belle complicité. Dave arrivait sur le plateau de Salut Bonjour comme une tornade d’énergie hyper positive. J’ignorais ce qu’il allait faire, ça pouvait aller dans tous les sens et ça me sortait de ma zone de confort. Un matin, il est sorti des ondes en me prenant comme une poche de patates sur ses épaules. (rires) Vous n’avez pas idée à quel point les gens m’en ont parlé!

D.M.: Je venais du milieu du sport, où le leadership est primordial. Ça me prenait un capitaine et sur le plateau de Salut Bonjour, c’était Gino. Je me rappellerai toujours de la discussion où il m’a dit: «Tu peux faire le fou avant et après ta chronique, mais quand tu parles de sport, c’est le moment d’être sérieux. C’est toi le connaisseur. Jamais je ne vais remettre en question ce que tu dis: c’est ton analyse, je te fais confiance». Ce conseil-là, je le mets encore en pratique aujourd’hui.

Comment avez-vous réagi lorsque vous avez été approchés pour Partir autrement entre amis?

G.C.: J’étais en plein tourbillon après la fin de Salut Bonjour, l’écriture de mon livre et sa promotion. J’ai suggéré quelques destinations que je souhaitais visiter avec Dave, mais finalement, pour une question d’horaire, nous avons opté pour la Floride. À noter que nous avons choisi la destination avant la réélection de Donald Trump chez nos voisins américains...

D.M.: De mon côté, j’ai habité aux États-Unis plus de huit ans pendant ma carrière de hockeyeur. J’ai demeuré dans plusieurs états comme la Virginie, le Minnesota, le Texas et la Louisiane. J’en ai visité d’autres, mais je n’avais jamais mis les pieds aux Keys. J’avais tellement entendu parler de la beauté de cet archipel de la Floride que j’avais hâte d’aller visiter l’endroit.

Publicité

Vous deviez être heureux à l’idée de voyager ensemble...

G.C.: Après mon départ de Salut Bonjour, je n’avais pas beaucoup revu mon ami. J’étais donc bien heureux de passer du temps avec lui. Je savais qu’on allait avoir du fun ensemble, parce que Dave est quelqu’un de facile à vivre, qui est toujours de bonne humeur.

D.M.: Je te retourne le compliment, mon Gino! T’es un gars pas compliqué, qui a une belle capacité d’émerveillement, qui apprécie les petits plaisirs de la vie. Les journées de tournage étaient longues, mais maudit qu’on a eu du fun! Il faisait beau, il faisait chaud, on avait la mer, on était entre chums.

Vous avez visité plusieurs endroits dans les Keys. Quel a été votre préféré?

D.M.: Nous avons été hébergés au Isla Bella Resort, un endroit axé sur la protection de l’environnement. L’établissement pilote un projet de dépollution des eaux auquel les clients peuvent participer. C’est quand même impressionnant: 22 tonnes de déchets ont été retirées de l’océan depuis six ans! J’ai donc sauté à l’eau avec nos deux guides. Je leur faisais totalement confiance, mais après coup, j’ai réalisé qu’il aurait pu y avoir des alligators dans les mangroves... (rires)

G.C.: C’est pour ça que je t’ai laissé y aller en premier! Plus sérieusement, je trouve ça beau que les touristes qui séjournent aux Keys veuillent faire une différence dans ce petit paradis. On n’y pense pas, mais chaque ouragan qui frappe les Caraïbes laisse des déchets dans l’océan. Les crevettes, crabes, homards et petits poissons se nourrissent de particules de plastique et ça remonte ensuite le long de la chaîne alimentaire.

Publicité

Il paraît que les paysages des Keys sont à couper le souffle!

D.M.: Dès que tu empruntes la US-1, tu troques les immenses édifices, la surconsommation et le «bling bling» pour un environnement rural, artisanal et écoresponsable. La pointe de l’archipel, Key West, est située à 3 h 30 min de voiture de Miami, et pourtant, l’atmosphère y est complètement différente.

G.C.: Cuba n’est pas très loin de Key West, à seulement 145 km en bateau. D’ailleurs, nous avons vécu un beau moment lors de notre séjour, en allant manger au restaurant cubain La Niña. La propriétaire et les employés étaient tellement fiers de nous faire goûter à leur cuisine. Tout était d’ailleurs succulent!

D.M.: Sincèrement, si ça n’avait pas été de l’émission, je ne serais certainement pas arrêté dans ce restaurant, qui a des allures de petite cantine de bord de chemin. Pourtant, lorsqu’on est arrivés le matin pour déjeuner, il y avait déjà plein de voitures. Gros coup de cœur pour l’endroit, mais surtout pour la propriétaire, qui partage sa culture cubaine à travers la nourriture.

Publicité

En terminant, une petite question «pratiquo pratique». Au cours de l’émission, vous posez vos questions en français aux différents intervenants, qui répondent en anglais. Ce doit être toute une gymnastique mentale!

D.M.: Lors de l’entrevue, on leur posait tout d’abord la question en anglais, puis en français pour les besoins du tournage. Mais parfois, dans le feu de l’action, on se mettait à parler uniquement en anglais!

G.C.: À un moment donné, on s’est même retrouvés à mélanger trois langues, lors de notre rencontre avec les Cubains! Ce que je trouve beau dans tout ça, c’est que malgré la barrière des langues, on arrivait toujours à se comprendre.

Pour magasiner les livres de Josélito Michaud, c’est ci-dessous:

À voir aussi: 

Publicité