COVID-19 à Québec: assouplissements pour aider le milieu hôtelier


Dominique Lelièvre
Pour aider à la relance de leur industrie, les établissements hôteliers de la région de Québec recevront plus d’argent que prévu en 2021 à des fins de promotion et de marketing.
• À lire aussi: COVID-19: triste record de 305 cas à Québec
C’est ce qu’on a appris jeudi dans un sommaire décisionnel de la Ville de Québec qui entérine une entente intervenue entre l’Office du tourisme de Québec (OTQ) et l’Association hôtelière de la région de Québec (AHRQ).
Les deux organisations ont décidé de suspendre la diminution de «crédits marketing» qui sont consentis aux membres de l’industrie.
Ces crédits proviennent d’une partie de la taxe sur l’hébergement qui est payée par les visiteurs. Ils reviennent dans la poche des établissements pour couvrir des dépenses en matière de promotion.
Décision suspendue
Il avait été décidé en 2019 de faire passer le taux de ces crédits de 10 % à 8,5 % en 2021. L’idée était de réinvestir les sommes dégagées dans des projets de l’OTQ et de l’AHRQ. Finalement, le taux sera maintenu à 10 % en 2021.
Le sommaire décisionnel de la Ville souligne que la pandémie mondiale affecte maintenant depuis plus d’un an le secteur de l’hébergement touristique, qui connaît des taux d’occupation historiquement bas.
«Compte tenu de la pandémie mondiale qui affecte de plein fouet l’industrie hôtelière de la région, le maintien en 2021 du taux de crédits marketing à 10 % pour une deuxième année consécutive s’avère un moyen de collaborer directement à sa relance», estime-t-on.
Tant les administrateurs de l’OTQ que de l’AHRQ ont donné leur aval à cette disposition.
Actions marketing
«Dans un contexte de grande concurrence, les sommes rendues disponibles par ce maintien permettraient d’augmenter les moyens financiers des hôteliers pour maximiser les actions marketing et faire une différence sur l’atteinte des résultats», mentionne le document.
Le taux des crédits marketing était de 14 % avant qu’on entame sa réduction en 2019. Pour l’instant, on prévoit qu’il passera à 8,5 % en 2022.