COVID-19: au moins deux groupes d'élèves en isolement à Montréal


Dominique Scali
Au moins deux groupes d’élèves ont été placés en isolement préventif jeudi dans deux écoles primaires de Montréal après la déclaration d’un cas positif de COVID-19.
«Imaginez le nombre de messages que reçoit la direction. C’est gigantesque», s’exclame Pierre Avignon, président du conseil d’établissement de l’école Notre-Dame-de-Grâce.
Les parents de cette école ont été informés mercredi qu’un élève a été déclaré positif à la COVID-19. Les jeunes de la même classe et ceux du même groupe de service de garde que cet enfant devaient également rester à la maison.
L’annonce a suscité une panoplie de questionnements, explique M. Avignon. Par exemple, certains se demandaient pourquoi les frères et sœurs d’un élève infecté étaient retirés de l’école, mais pas les frères et sœurs des élèves de son groupe, alors que le degré de risque n’est pas le même.
«La manière de communiquer l’information aux parents, tout ça, c’est comme une première fois», dit M. Avignon, qui rappelle qu’il est normal que des ajustements soient nécessaires.
«Petite peur»
À la sortie de l’école jeudi après-midi, la plupart des parents interrogés se disaient satisfaits de l’information reçue. Aucun n’a toutefois un enfant parmi les jeunes retirés des cours.
«J’ai eu une petite peur pendant deux minutes», avoue Linda Pornaro, qui a ensuite constaté que la classe de son garçon n’était pas touchée. «Ils nous ont avertis tout de suite, c’est quand même bien.»
«Pour l’instant, ça ne semble pas créer d’inquiétude chez les enfants. C’est ça le plus important», abonde Yves Jubinville.
En début de soirée jeudi, le Centre de services scolaire de Montréal (CSDM) n’avait pas confirmé ces informations ni répondu à nos messages.
Cas à Anjou
Dans l’est de l’île, un groupe de sept élèves de l’école Jacques-Rousseau a été placé en isolement préventif.
C’est un employé travaillant dans cette école d’Anjou qui a reçu un diagnostic positif, a indiqué Michelle Vyboh, du service des communications du Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île (CSPI).
«Les élèves de la classe sont considérés comme des contacts étroits à risque modéré et sont donc retirés de façon préventive jusqu’au 14 septembre. Ils recevront les services éducatifs de leur enseignante de façon virtuelle», a-t-elle précisé.
Rien d'exhaustif
Il n’a pas été possible de dresser un portrait exhaustif du nombre d’élèves en isolement préventif dans l’ensemble de la métropole puisque les centres de services Marguerite-Bourgeoys et English-Montreal nous ont référé à la direction de la Santé publique ou au ministère de la Santé.
Or, le ministère ne diffuse pas encore ces données, a indiqué Marjorie Larouche du Service des affaires publiques.