Avant la glisse, un travail invisible mais crucial
Quand on pense au ski, on imagine la poudreuse, les sous-bois et les descentes parfaites. Mais on pense beaucoup moins à celles et ceux qui travaillent en coulisses pour que la montagne soit sécuritaire et agréable, jour après jour.
Dans sa chronique du samedi 31 janvier 2025, Virginie Gagnon nous amène dans l’envers du décor du centre de ski Le Relais, à Lac-Beauport, à la rencontre de deux métiers essentiels : patrouilleur et dameur.
Avant la glisse, un travail invisible mais crucial
Derrière chaque piste bien damée et chaque journée sans incident se cache une armée de travailleurs. Enneigement, remontées mécaniques, accueil, entretien... les métiers sont nombreux. En cette fin de saison, l’enneigement est terminé au Relais, mais d’autres équipes continuent d’œuvrer, souvent quand les skieurs sont déjà rentrés à la maison.
Les patrouilleurs : gardiens de la montagne
Premiers sur les lieux en cas d’accident, les patrouilleurs veillent à la sécurité des pistes, peu importe la météo. Leur rôle : porter secours aux blessés, surveiller les conditions... et surtout ouvrir et fermer les pistes chaque jour.
En fin d’après-midi, lorsque la montagne ferme, ce sont eux qui montent une dernière fois par les remontées mécaniques pour s’assurer qu’il ne reste absolument personne sur les pistes ou dans les sous-bois.
Au Relais, l’équipe compte 63 patrouilleurs, dont une douzaine en planche à neige. Une diversité qui ne change rien à la mission : sécuriser la montagne jusqu’au dernier virage.
Fermer une piste, ce n’est pas qu’une formalité
Fermer une piste, c’est descendre lentement, en faisant de grands « S », pour scruter les sous-bois de gauche à droite. Certains secteurs, comme les sous-bois, ferment plus tôt. Une fois la vérification faite, les banderoles sont parfois rouvertes... non pas pour skier, mais pour faciliter l’ouverture le lendemain matin.
Même quand la météo se complique et que la visibilité est réduite, la règle est la même : personne ne doit rester en montagne.
Quand la montagne se vide, les dameurs entrent en scène
Une fois les pistes fermées et les lumières éteintes, un autre travail commence. Les dameurs prennent le relais, souvent en pleine nuit, pour préparer la montagne du lendemain.
Au Relais, ils sont trois par soir, répartis sur des quarts de huit heures, assurant un damage presque continu sur 24 heures. Leur mission : redistribuer la neige déplacée par les skieurs, la ramener vers le centre des pistes et parfois la remonter vers le haut.
Dameur : un métier de précision et d’instinct
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, les dameurs ne sont pas de simples conducteurs de machines. Ce sont avant tout des lecteurs de terrain, capables d’anticiper les conditions de neige et les risques.
Le métier comporte ses dangers : pentes abruptes, manœuvres complexes, manque d’adhérence lorsque la température est trop douce. Dans certains cas, ils doivent même attendre que la neige regèle avant de commencer, pour éviter les accidents.
La montagne ne dort jamais vraiment
Alors que les skieurs dorment, d’autres veillent. Patrouilleurs et dameurs partagent une même passion : la montagne. Grâce à leur travail discret, chaque matin, les pistes sont prêtes, sécuritaires et accueillantes.