«Avec le nouveau variant, ça va plus vite qu’on pense»
TVA Nouvelles
Des hôpitaux et des morgues surchargés. Un confinement total et des voyages non essentiels interdits. La situation est très compliquée en ce moment au Portugal.
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Ce pays européen est en effet le plus durement touché par la pandémie de COVID-19 en ce moment, avec une moyenne d’environ 14 000 cas par jour pour une population de 10 millions d’habitants.
«C’est très compliqué en ce moment [...]. Dans la dernière semaine, nous avons eu 90 000 nouveaux cas et 2000 décès», a d’ailleurs indiqué en entrevue à LCN Geneviève Creignou, une Québécoise résidant dans la région de Lisbonne.
Mme Creignou a pu témoigner de la difficulté des hôpitaux à gérer cet afflux de patients atteints du coronavirus grâce aux informations de son conjoint, médecin anesthésiste.

«Cette semaine, ils ont un problème au niveau de l’oxygène à l’hôpital de mon mari [...]. Ils ont dû transférer une centaine de patients dans d’autres établissements. Les hôpitaux travaillent à 200% et eux étaient à 400% de leur capacité!»
Selon la Québécoise, les contaminations ont «explosé» au début du mois de janvier, au retour des rassemblements du temps des Fêtes.
«Soyez prudents. Avec le nouveau variant, ça va plus vite qu’on pense», a-t-elle expliqué.
Le pays est soumis à un confinement strict (écoles et commerces non essentiels fermés) depuis le 15 janvier et au moins jusqu’au 8 février.
Le bilan total de la pandémie s'élève ainsi à plus de 12 000 morts au Portugal, dont près de la moitié depuis le début de l'année.