Avec son nouveau projet télé, Anaïs Favron réalise le rêve des amateurs de «vanlife»
«Ça roule avec Anaïs» dès le 29 janvier à 20 h, sur Unis TV
Marjolaine Simard
Quand Anaïs Favron parle de Ça roule avec Anaïs, son enthousiasme est contagieux. Sa nouvelle émission est née d’un savoureux mélange de curiosité, de débrouillardise et d’amour pour la route. À la barre de ce projet inédit, l’animatrice transforme des véhicules récréatifs de toutes sortes, au grand bonheur de leurs propriétaires avides d’aventure et de liberté. Ces derniers en profitent pour partager avec elle leurs plus beaux souvenirs de voyage et leur mode de vie nomade.
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«L’idée de cette émission est apparue en plein tournage de la première saison de 50 façons de tuer ma mère avec la maison de production Mustang. On était en 2020, en pleine pandémie, et je venais de m’acheter un vieux Westfalia que je retapais moi-même, entièrement en bois. Je n’avais jamais restauré un véhicule de ma vie! Entre les tournages, je passais mes journées à bricoler mon Westfalia et à voyager au Québec avec mon chum», raconte Anaïs Favron.
C’est alors qu’Angélique Richer, productrice chez Mustang, lui a lancé: «Hey, on devrait faire un show sur les véhicules récréatifs!» Après avoir envisagé plusieurs concepts, Anaïs et son équipe décident d’offrir des transformations à des voyageurs désireux de rendre leur véhicule plus pratique et stylé. «On sait que j’adore la rénovation. Là, j’avais envie de m’attaquer à cet univers qui me parle beaucoup, car j’ai fait la Nouvelle-Zélande et la Norvège en camping-car. Je sais combien voyager de cette manière est formidable.»

Pour mener à bien ces projets, Anaïs a sa brigade des rénovations. «On fait un partenariat avec VanLife Campers. Ce sont des pros pour organiser ce type de véhicule. Leur menuisier, Nicolas Payer, est mille fois meilleur que moi. Travailler avec eux, ça a complètement changé la donne. J’ai découvert un univers fascinant. Quand tu restaures une van, chaque centimètre compte, des tables pliantes aux rangements cachés, en passant par les matériaux légers... Leur ingéniosité est incroyable!» Anaïs fait également appel à la designer Annie Murphy pour ajouter une touche de décoration bien pensée aux habitacles.

Des rencontres inspirantes
Au-delà des rénovations, ce sont les rencontres qui donnent une âme à la série. En plus de suivre les étapes de la transformation, Anaïs découvre l’histoire des propriétaires et leurs aventures au volant de leur petite maison roulante. On découvre des voyageurs de tous les âges, aux profils bien différents.

Elle évoque avec émotion sa rencontre avec deux femmes de plus de 70 ans, amies depuis l’enfance, qui ont voyagé jusqu’en Alaska. «Elles nous montrent qu’on peut tout faire. Souvent, on se dit: “Je suis une femme, je ne suis plus jeune, je vais avoir peur.” Elles, elles l’ont fait, et elles avaient tellement de fun. Cette rencontre a été pour moi une leçon incroyable sur l’amitié, la liberté et le courage. On suit aussi des familles nombreuses qui choisissent la route pour offrir autre chose à leurs enfants; une femme de 30 ans qui a vécu trois ans dans sa van à travers l’Amérique; une autre qui a quitté son bureau du centre-ville pour faire de la musique sur la route; des couples, des retraités... Certains pleurent en découvrant le résultat final. Une chose est sûre, c’est que la pandémie a mis de l’avant ce mode de vie. Voyager en van, c’est la liberté totale. Tu t’installes, tu pars, tu roules.»

Des véhicules en tous genres
«On va transformer une roulotte vintage des années 1970, un minibus, des VR et même un sept passagers, pour qu’on puisse y vivre. Pendant les travaux — réalisés en l’absence des propriétaires pour un bel effet de surprise —, je n’hésite pas à mettre la main à la pâte. Je visse, j’installe des modules et j’apprends plein de trucs pour rendre ces petits espaces beaux et fonctionnels!» Filmer dans des espaces minuscules est parfois un défi, ajoute-t-elle. «Je suis souvent la seule qui peut se faufiler dans certains coins parce que je mesure 5 pieds 1 pouce! (rires) Tout doit être pensé: le poids, l’humidité, la chaleur... À 40 degrés, une mauvaise colle peut lâcher.»

Anaïs se souvient particulièrement d’une propriétaire musicienne: «Rien n’était attaché, tout revolait. Elle avait même une table en marbre, beaucoup trop lourde. Je peux vous dire que le changement a été radical.» Finalement, Catherine Vachon, experte chez VanLife Camper, est toujours au rendez-vous pour nous donner quelques conseils sur ce mode de vie en plein essor.

Les récits de voyage des participants ont évidemment éveillé quelques rêves chez l’animatrice. «Je n’ai jamais traversé le Canada. Aller jusqu’à Banff et Vancouver, j’en rêve! La Finlande aussi... et même toute la Scandinavie. Là-bas, tu peux t’arrêter partout parce que la terre appartient à tout le monde, tant que tu respectes la nature!»