Avis de santé publique: «Le gouvernement a été plus prudent», dit le Dr Arruda

TVA Nouvelles

2021-02-19T18:40:30Z

Les avis de la Santé publique émis au cours de la pandémie et officiellement publiés vendredi matin montrent que la Santé publique était beaucoup plus souple face à certaines mesures que le gouvernement pouvait l’être dans ses décisions finales.

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En entrevue au TVA Nouvelles de midi, le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a souligné que ces avis permettaient au gouvernement de prendre des décisions, et que c’était à celui-ci de le faire à la lumière des paramètres qu’il recommandait.  

«Qui avait raison? Je ne sais pas, très honnêtement», explique le Dr Arruda en précisant qu’il a toujours été à l’aise avec les décisions prises par le gouvernement de François Legault. 

«Le gouvernement a parfois été plus prudent que nous pour toutes sortes de raison. Des fois, c’est aussi des questions de perception de la population», ajoute-t-il. 

Les avis de la Santé publique étaient notamment basés sur les opinions des experts soit de l’Institut national de santé publique du Québec et de l’INESSS, sur la littérature scientifique, les modélisations, mais également sur les discussions entre les directeurs de santé publique. 

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«Il fallait planifier ce qui allait arriver deux à trois semaines plus tard, mais aussi ajuster jusqu’à la dernière minute selon les données de santé publique qui apparaissaient», détaille le Dr Arruda. 

Il ajoute qu’il s’agissait de trouver un juste équilibre.

Pas de regrets

Le directeur national de santé publique ne regrette pas d’avoir obligé le port du masque plus tardivement, soit le 27 juin, et maintient qu’il avait fait le bon choix. 

«Avant de porter le masque, il fallait apprendre la distanciation, le lavage de mains. Encore aujourd’hui, plein de gens ne portent pas bien le masque. Il fallait apprendre à marcher avant de courir», soutient-il. 

Par ailleurs, le Québec a souvent été accusé d’être en retard dans sa lutte à la pandémie. Dernier point en liste, l’arrivée des variants au Canada. 

Alors que le Canada a averti vendredi matin qu’une troisième vague pourrait être catastrophique au pays, le Québec songe à possiblement faire passer des régions rouges en zones orange et à poursuivre ainsi un certain déconfinement, ce qui suscite certaines questions. 

«Tout peut changer, tout est possible. Quand vous voyez les avis qu’on fait, on part d’une perspective qui est maintenant pour se projeter dans l’avenir, mais on peut changer les choses. On est prudents au Québec. Je comprends très bien le fédéral de nous mettre des avis là-dessus. Je pense que si les Québécois respectent les consignes, si on maintient les deux mètres, si on reste comme ça, on va être en mesure de contrôler l’ascension du virus jusqu’à ce que le vaccin arrive. Et c’est là la solution: le vaccin!» conclut-il. 

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