Baiser entre deux hommes, drag queens: «une propagande woke grossière», selon Marion Maréchal

AFP
Deux hommes dont les lèvres s’effleurent, des drag-queens recréant La Cène, une mannequin transgenre: la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques vendredi a mis en lumière la communauté LGBT+, ce qui a déplu à une partie de l’extrême droite française.
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Moment le plus marquant, un tableau intitulé «Festivité» commençant par l’image d’un groupe à table, dont plusieurs drag-queens célèbres (Nicky Doll, Paloma et Piche, reconnaissable à sa barbe blonde), faisant penser au dernier repas de Jésus avec ses apôtres.
«Monsieur le Président, nous sommes tous heureux de ces jeux #Paris2024, et j’ai tout sauf envie de parler politique ce soir. Était-ce vraiment nécessaire?», a interrogé le député du Rassemblement national Laure Lavalette sur le réseau social X.
Monsieur le Président, nous sommes tous heureux de ces jeux #Paris2024, et j’ai tout sauf envie de parler politique ce soir.
— Laure Lavalette (@LaureLavalette) July 26, 2024
Mais était-ce vraiment nécessaire ?#ceremoniedouverture pic.twitter.com/tWa90JOu7n
«À tous les chrétiens du monde qui regardent la #cérémoniedouverture et se sont sentis insultés par cette parodie drag-queen de La Cène, sachez que ce n’est pas la France qui parle, mais une minorité de gauche prête à toutes les provocations», a renchéri l’eurodéputée Marion Maréchal (ex-Reconquête).
Sous la houlette de la DJ française Barbara Butch, militante féministe et lesbienne, plusieurs mannequins, dont la femme transgenre Raya Martigny, ont aussi défilé dans des tenues créées par des étoiles montantes de la mode (Alphonse Maitrepierre, Vincent Frédéric-Colombo, Gilles Asquin, Viktor Weinsanto, Kevin Germanier, Jeanne Friot, Solène Lescouët, The Frankie Shop).
Un peu plus tôt, dans une section du tableau «Liberté» intitulée «Amours parisiennes», le directeur artistique Thomas Jolly – qui confie avoir été harcelé, adolescent, en raison de son homosexualité – mettait en scène «un Paris où le désir s’affirme et s’exprime», selon le document présentant le déroulé du spectacle.
Au terme d’«une chorégraphie sensuelle et aérienne évoquant la montée du désir», interprétée par des danseurs aux costumes aux couleurs arc-en-ciel du drapeau LGBT+, on a aussi vu deux hommes s’embrasser et un trio amoureux s’enfermer dans une chambre.
«Difficile d’apprécier les rares tableaux réussis entre les Marie-Antoinette décapitées, le “trouple” qui s’embrasse, des drag-queens, l’humiliation de la Garde républicaine obligée de danser sur du Aya Nakamura, la laideur générale des costumes et des chorégraphies», a encore estimé Marion Maréchal. «On cherche désespérément la célébration des valeurs du sport et de la beauté de la France au milieu d’une propagande woke aussi grossière.»