Baisse de l'engouement pour la vaccination au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Kate Tremblay | TVA Nouvelles
La campagne de vaccination contre la COVID-19 connaît actuellement un ralentissement majeur au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où seulement 10 000 des 30 000 plages horaires disponibles cette semaine ont été réservées.
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«C'est une baisse importante, mais il faut tenir compte du fait qu'on a une couverture élevée dans la région», a expliqué le directeur régional de la campagne de vaccination, Marc Thibault.
En effet, 63 % de la population régionale a déjà reçu sa troisième dose, un taux supérieur à la moyenne provinciale qui est de 52 %.
«Au prorata de notre population, c'est 20 000 rendez-vous par semaine que l'on devrait offrir au lieu de 30 000, mais on s'est dit qu'on voulait vacciner plus rapidement, pour que les gens soient protégés plus rapidement, a expliqué M. Thibault qui admet que la fatigue peut expliquer en partie ce ralentissement. Même si la vaccination, ça fait juste un an, ça fait quand même deux ans que l'on parle de pandémie et les gens sont tannés.»
De plus, de nombreuses personnes ont eu la maladie et préfèrent attendre de 8 à 12 semaines avant de recevoir leur 3e dose.
«On évalue entre 30 00 et 50 000 personnes dans la région qui ont eu la maladie pendant cette 5e vague», a ajouté Marc Thibault.
Utilisation accrue des cliniques mobiles
Ce relâchement pousse tout de même les autorités régionales de la santé à développer de nouvelles stratégies de vaccination.
Notamment, les cliniques de vaccination mobiles seront plus actives dans les prochaines semaines. Une équipe a d'ailleurs été déployée ce lundi dans les locaux du service de travail de rue de Chicoutimi.
«Je suis venu chercher ma troisième dose, a expliqué un homme présent sur les lieux lors du passage de l'équipe de TVA Nouvelles. On veut rester en santé le plus longtemps possible, donc je ne voudrais surtout pas attraper ça.»
«L'objectif, c'est de se rapprocher des gens les plus vulnérables; ce n'est pas le nombre de vaccins que l'on administre», a soutenu M. Thibault.
Marc Thibault et son équipe travaillent actuellement sur la stratégie de vaccination à adopter pour la deuxième dose des enfants âgés de 5 à 12 ans.
«On veut accélérer les choses et pas seulement attendre en mars. Ça va nous permettre de garder notre personnel en poste», a souligné M. Thibault.
Les parents sont d'ailleurs invités à se rendre dès maintenant dans les différents sites de vaccination de la région.