Mesures pour les voyageurs et vaccination: beaucoup de tensions en Floride
TVA Nouvelles
Les mesures pour les voyageurs, annoncées par Justin Trudeau, et la vaccination des snowbirds causent de nombreuses tensions en Floride.
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Sur les réseaux sociaux, des pages destinées aux Québécois en Floride grouillent d’insultes, selon Charles St-Maurice, un Québécois qui réside de façon permanente en Floride.
«Ça s’engueule, c’est impoli, ça s’insulte. Alors que ceux qui sont restés au pays disent “tant pis pour vous autres, vous avez pris le risque, arrangez-vous”. Pour les autres (ceux qui sont retournés au Québec, NDLR), il y a ben de la jalousie, le terme “jaloux” revient à tour de bras», affirme M. St-Maurice, en entrevue à LCN.
L’obligation de rester au moins trois jours à l’hôtel à l’arrivée des voyageurs au Canada, au coût de 2000$ par personne, est venue exacerber des tensions déjà vives en raison du vaccin.
«Il y a plusieurs personnes qui cherchent des méthodes pour retourner au pays, mais en évitant les 2000$ d’hôtel et tout ça», dit le Québécois.
Il constate que certains Québécois qui se sont rendus en Floride en avion cherchent maintenant un moyen de rentrer au pays par voie terrestre.
M. Saint-Maurice mentionne que plusieurs snowbirds «se sentent coincés».
«Plusieurs disent “bon, on va faire un recours collectif”. Ils n’ont pas le droit de faire ça, ils n’ont pas le droit de nous empêcher de rentrer au pays, pas le droit de mettre de limites», rapporte-t-il.
Vacciner les snowbirds
Charles Saint-Maurice soutient que de nombreux snowbirds en Floride se vantent d’avoir reçu un vaccin, alors que le spectre d’une pénurie de vaccins plane sur le Québec.
Une situation qui contrarie de nombreux Floridiens et Québécois qui résident de façon permanente dans l’État du Sud des États-Unis.
«Pour moi, le snowbird qui est ici en vacances par son propre choix ne devrait pas passer devant plein d’Américains», croit M. St-Maurice.
Il affirme que de nombreux Américains, dont des enseignants et des premiers répondants, ne reçoivent pas de doses de vaccin.
«Chaque vaccin qui va dans le bras d’un snowbird ne va pas dans le bras d’un enseignant, ne va pas dans le bras d’un premier répondant», déplore M. St-Maurice.
Une situation qui en irrite plusieurs.
«C’est une denrée rare partout aux États-Unis, il y a un manque, alors vacciner des non-citoyens en vacances, ça ne passe vraiment pas bien au niveau de la population permanente ici», affirme-t-il.