Biden proposera à Poutine une «voie diplomatique» concernant l’Ukraine lors d’un appel jeudi

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2021-12-29T18:08:32Z
2021-12-29T22:30:47Z

Le président américain, Joe Biden, proposera à son homologue russe, Vladimir Poutine, une «voie diplomatique» pour sortir de la crise ukrainienne lors d’un appel jeudi, avant des pourparlers sur la sécurité en Europe qui débuteront le 10 janvier. 

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Joe Biden et Vladimir Poutine se parleront au téléphone jeudi «pour discuter de divers sujets, dont les prochains contacts diplomatiques avec la Russie», a annoncé mercredi une porte-parole de la Maison-Blanche chargée des questions de sécurité. Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a ensuite confirmé la tenue de l’échange, ajoutant qu’il aurait lieu «tard dans la soirée» à l’heure de Moscou.

Joe Biden, qui s’entretiendra avec Vladimir Poutine depuis son fief du Delaware, se montrera prêt à emprunter «une voie diplomatique», mais les États-Unis, qui demeurent «profondément inquiets» de la présence de troupes russes à la frontière avec l’Ukraine, seront aussi «préparés à répondre» en cas d’invasion, selon un responsable de la Maison-Blanche.

Washington «aimerait voir les troupes [russes, NDLR] retourner à leurs zones d’entraînement habituelles», a précisé cette source.

Cet appel interviendra deux semaines avant les négociations entre les deux pays prévus le 10 janvier à Genève sur les traités de contrôle de l’armement nucléaire et la situation à la frontière russo-ukrainienne, où les Occidentaux accusent Moscou de masser des troupes en vue d’une éventuelle attaque.

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L’importance des alliés

Joe Biden continue de consulter «ses alliés et partenaires» à ce sujet, a précisé la porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Emily Horne.

En amont de l’appel de jeudi, le secrétaire d’État Antony Blinken s’est ainsi entretenu mercredi avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, d’une part, et avec ses homologues français, allemand et britannique d’autre part.

Le chef de la diplomatie américaine a ainsi réaffirmé à M. Zelensky «le soutien sans faille des États-Unis à l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine face au renforcement militaire de la Russie», a indiqué son porte-parole Ned Price.

Volodymyr Zelensky a quant à lui souligné dans un tweet avoir reçu l’assurance d’un «plein soutien américain» pour «contrer une attaque russe».

Avec les ministres des Affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, allemand, Annalena Baerbock, et britannique, Elizabeth Truss, Antony Blinken a ensuite évoqué «l’importance d’une coordination continue afin de dissuader une quelconque attaque russe contre l’Ukraine».

Les quatre chefs de la diplomatie ont en outre réaffirmé le «consensus» en vue d’ «imposer des conséquences massives et des coûts très élevés à la Russie» le cas échéant.

Moscou exclut toute «concession»

Il s’agit du deuxième entretien téléphonique entre Joe Biden et Vladimir Poutine en moins d’un mois. Début décembre, le président américain avait menacé son homologue de sanctions «comme il n’en a jamais vu» en cas d’attaque contre l’Ukraine.

Moscou, qui affirme n’agir qu’en réaction à ce qu’il décrit comme une hostilité occidentale, a récemment présenté deux projets de traités visant à empêcher tout élargissement de l’OTAN, notamment à l’Ukraine, et à mettre fin aux activités militaires occidentales à proximité des frontières russes.

Signe que les discussions du 10 janvier seront âpres, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a d’ores et déjà exclu toute «concession». Les États-Unis avaient auparavant prévenu que certaines requêtes russes étaient « inacceptables ».

Ces pourparlers bilatéraux devraient être suivis le 12 janvier par une réunion entre la Russie et l’OTAN, suivis le 13 janvier d’une rencontre entre la Russie et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont font partie les États-Unis, a indiqué lundi un porte-parole américain.

En réaction à une révolution pro-occidentale, la Russie a déjà annexé en 2014 une partie du territoire ukrainien, la péninsule de Crimée, une manœuvre qui avait déjà provoqué des sanctions à son encontre.

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