Brexit: rencontre à Bruxelles sur la mise en œuvre du traité de retrait

AFP
Londres | Le ministre britannique Michael Gove se rend lundi à Bruxelles pour rencontrer le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic et discuter de la mise en œuvre du traité de retrait, qu'un projet de loi britannique remet en cause.
Un très controversé projet de loi en cours d'examen au Parlement britannique remet en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni dans l'accord encadrant son départ de l'UE le 31 janvier dernier, notamment sur l'Irlande du Nord.
Michael Gove, ministre chargé de la coordination de l'activité gouvernementale, «rencontrera aujourd'hui le vice-président Sefcovic à Bruxelles pour discuter des questions liées à leur travail en tant que coprésidents du comité mixte de l'accord de retrait», a indiqué le porte-parole du ministre dans un communiqué.
«Je rencontrerai @michaelgove aujourd'hui à Bruxelles pour discuter de la mise en œuvre de l'accord de retrait, y compris du protocole sur l'Irlande et l'Irlande du Nord», a indiqué sur Twitter Maros Sefcovic. «Nous travaillons dur pour nous assurer qu'il sera pleinement opérationnel à partir du 1er janvier 2021.»
Le projet de loi revient sur certaines dispositions pour la province britannique d'Irlande du Nord, prévues afin d'éviter le retour d'une frontière avec la République d'Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix sur l'île.
Ce texte, violant de l'aveu britannique le droit international, a provoqué la colère de l'UE et l'opposition de la chambre des Lords, chambre haute du Parlement, qui a voté contre ces dispositions. Mais le gouvernement devrait les réintroduire avant de les présenter aux députés lundi après-midi, à un moment explosif dans la dernière ligne droite des négociations sur la future relation commerciale entre Londres et les 27.
Ce texte constitue «une police d'assurance, c'est pour s'assurer que, quoi qu'il arrive, l'intégrité du Royaume-Uni soit protégée», a expliqué lundi à la BBC James Cleverly, secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères britannique. «Comme toutes les polices d'assurance, nous préférerions ne pas avoir à nous servir de ces clauses. Mais, si nous nous trouvons dans cette situation difficile, mieux vaut les avoir», a-t-il justifié.