Un plateau mythique

Shea Weber fait maintenant partie du club des joueurs qui ont disputé 1000 matchs dans la Ligue nationale

Shea Weber est l’un des 346 joueurs qui comptent au moins 1000 matchs dans la Ligue nationale.
Shea Weber est l’un des 346 joueurs qui comptent au moins 1000 matchs dans la Ligue nationale. Photo Pierre-Paul Poulin
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2021-02-02T16:20:41Z
2021-02-03T02:13:55Z

Les candidats sont nombreux, les postes sont rares. Il faut avoir la couenne dure et être doté d’un talent particulier pour être en mesure de durer dans une industrie où ceux qui rêvent de vous déloger sont nombreux.

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Shea Weber peut se targuer d’avoir tenu le coup suffisamment longtemps pour franchir le mythique plateau des 1000 matchs dans la LNH. Un fait rarissime considérant qu’il est devenu seulement le 346e joueur à y parvenir parmi les 7228 patineurs qui ont atteint la meilleure ligue au monde.

« C’est assurément spécial. Enfant, on rêve de jouer dans la LNH. En grandissant, on finit par comprendre que c’est un objectif beaucoup plus difficile à atteindre qu’on le croit. Alors, être capable de connaître une aussi longue carrière, c’est quelque chose qu’on n’ose pas imaginer », a déclaré le capitaine du Canadien, par le biais d’une visioconférence, mardi.

Le lock-out de l’automne 2012, une opération au pied gauche, une autre au genou droit, puis cette pandémie, ce ne sont pas les obstacles qui ont manqué en cours de route. 

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Pensée pour ses parents

Restriction sanitaire oblige, le Britanno-Colombien ne pourra être accompagné que de sa femme, Bailey, et de ses enfants, Beckett, Kenley et Maddix, durant la cérémonie que le Canadien lui réserve avant le match de jeudi. Marc Bergevin profitera de l’occasion pour lui remettre le traditionnel bâton d’argent, honneur visant à souligner l’atteinte de ce plateau.

« Je ne pourrai jamais remercier assez ma famille, mes amis et mes entraîneurs. Ce n’est pas un parcours qu’on peut traverser seul. Il y a un nombre incalculable de personnes qui nous aident en cours de route », a-t-il pris soin d’indiquer.

« Ma mère et mon père ont eu la plus grande influence sur moi. Ils m’ont enseigné l’ardeur au travail. Ils n’ont jamais pris une journée de congé. Ils travaillaient dur pour permettre à mon frère et moi de jouer au hockey. Ce n’était pas facile. Mon père faisait des quarts de 10 heures avant de venir entraîner notre équipe. Je les remercie. Je ne serais pas ici sans eux », a raconté l’aîné d’une famille de deux fils.

Sous l’aile de Rick Berry

Devenu un leader incontesté dans le vestiaire du Tricolore et respecté aux quatre coins de la LNH, Weber se souvient d’avoir eu des modèles de qualité à ses débuts chez les professionnels.

Quinze ans plus tard, Rick Berry est le premier nom qui lui vient en tête. Le défenseur manitobain était un vétéran de plusieurs saisons dans les rangs professionnels. Il comptait également 197 matchs d’expérience dans la LNH lorsque Weber s’est joint aux Admirals de Milwaukee, dans la Ligue américaine.

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« À Milwaukee, Rick Berry m’avait grandement aidé à me familiariser avec la vie de hockeyeur professionnel. On vivait dans le même édifice. Je ne sais plus combien de fois il m’a invité à souper chez lui. Il m’a permis de me sentir à l’aise. Il y a également des gars comme Ryan Suter et Dan Hamhuis, arrivés avant moi, qui avaient ouvert la voie », a énuméré ce choix de 2e tour (49e au total) des Predators, en 2003.

Il reconnaît que Berry et ces quelques autres vétérans des Predators ont modelé le leader qu’il est devenu aujourd’hui.

« Tout le monde est un peu leader à sa façon. On apprend de plusieurs personnes au cours d’une carrière. On écoute, on regarde, on garde un peu de chacun d’eux et on l’ajoute à la personne que l’on est déjà. »

Machine rouge impressionnante

Le match du 6 janvier 2006 demeure un peu flou dans la tête de Weber. S’il se souvient de l’impressionnante formation des Red Wings (Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Chris Chelios, Henrik Zetterberg, Pavel Datsyuk et compagnie), il se rappelle davantage de la situation particulière entourant son rappel.

« On était dans un voyage à l’étranger avec Milwaukee. J’ai dû sauter dans un avion pour aller à Nashville. On avait dû faire vite. Je suis arrivé tout juste à temps pour la période d’échauffement. Affronter une formation aussi aguerrie était cool. »

Dave Stubbs, véritable historien de la LNH, lui a rappelé que les Red Wings avaient inscrit le but égalisateur, alors qu’il se trouvait au banc des punitions. Cela a fait sourire le colosse de 6 pieds 4 pouces.

« Je me sentais probablement mal. Je devais me demander si on me donnerait une autre chance. »

Apparemment, il l’a obtenue. Car nous voilà 15 ans et 1000 matchs plus tard. 


TROPHÉE MARK-MESSIER EN 2015-2016 AVEC LES PREDATORS DE NASHVILLE

Le plus grand leadership au cours de la saison

SEPT PARTICIPATIONS AU MATCH DES ÉTOILES

Predators : 2009, 2011, 2012, 2015 et 2016

Canadien : 2017, 2020

TROIS NOMINATIONS AU TROPHÉE NORRIS

Predators : 2010-2011, 2011-2012, 2013-2014

MOYENNE DE TEMPS DE JEU À VIE

24 min 6 s

MEILLEURE SAISON OFFENSIVE

2013-2014 Nashville : 79 matchs, 23 buts, 33 aides, 56 points

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