«Ça a été foudroyant»: cette femme vit bien avec la sclérose en plaques depuis 20 ans

La Lavalloise a même gravi le Machu Picchu après son diagnostic

Photo PIERRE-PAUL POULIN
Photo portrait de Héloïse Archambault

Héloïse Archambault

2026-03-01T05:00:00Z

Une femme de 41 ans atteinte de la sclérose en plaques depuis 20 ans se sent en pleine forme malgré la maladie, qui ne l’a pas empêchée de voyager ni même de grimper le Machu Picchu.

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« Je me sens en parfaite santé », jure Sandra Beaudoin, qui ne se laisse pas définir par sa maladie.

Répandue au Québec, la sclérose en plaques est aujourd’hui une maladie beaucoup mieux contrôlée grâce à des médicaments. La plupart des patients ont une vie à peu près normale et n’ont pas de lourd handicap physique.

« Les gens sont souvent étonnés quand je leur dis que j’ai la maladie, ils me disent que ça ne paraît pas, constate la femme de 41 ans. S’il y a une maladie à développer aujourd’hui, c’est la sclérose en plaques. Depuis mon diagnostic, il y a eu beaucoup d’avancées, on sent que ça bouge. »

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La résidente de Laval a même gravi le Machu Picchu, au Pérou, en 2009, deux ans après son diagnostic. Elle a aussi fait un voyage en sac à dos de cinq semaines en Inde, en 2011.

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« Je me suis mise au défi quand même ! J’ai le goût de vivre des choses. Les voyages m’ont toujours attirée », souligne cette étudiante en francisation.

Déclenchement soudain

Le déclenchement de la maladie a été très soudain et très intense pour Mme Beaudoin, en 2007. La jeune femme de 22 ans à l’époque s’est retrouvée tétraplégique durant quatre mois.

« Ça a été foudroyant. Je pensais que j’allais mourir, se rappelle-t-elle. J’avais de la misère à me tenir la tête. Je ne connaissais plus mon nom. »

« Mais, je me trouve extrêmement chanceuse. Si j’avais eu cette crise dans les années 1980, je serais morte », pense-t-elle.

Six mois plus tard, le diagnostic officiel a même été une sorte de délivrance après une hypothèse de cancer du cerveau.

Néanmoins, la maladie cause quelques limitations. Mme Beaudoin ne peut pas courir et ne peut pas faire de grands efforts physiques. Elle a aussi moins d’équilibre, quelques tremblements et de la fatigue occasionnelle.

« Je ne me sens pas dans mon corps comme avant. Je sens que je tangue d’un bord et de l’autre, avoue cette ancienne danseuse acrobatique. Mais, c’est un handicap invisible. Quand j’entre dans l’autobus, je n’ose pas demander à quelqu’un de me laisser son siège. »

« Ça se gère super bien »

Son traitement consiste en une seule injection par mois.

« C’est rien ! Ça se gère super bien », dit-elle.

Or, même près de 20 ans plus tard, Mme Beaudoin avoue qu’elle cherche encore à comprendre pourquoi elle a développé cette maladie.

« Il n’y a aucun cas dans la famille. Je cherche encore la cause », avoue celle qui lit beaucoup sur le sujet.

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