Cauchemar dans une usine à chiots


Elisa Cloutier
Une jeune femme tente de sauver sa chienne, rescapée d’une usine à chiots et condamnée à mourir si elle n’est pas opérée dans les prochains mois.
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La petite Athena, née dans une usine à chiots, est atteinte d’une grave malformation cardiaque. Sans une opération, dont le coût est estimé à 5000 $, la chienne de huit mois pourrait mourir avant de fêter son premier anniversaire, explique sa propriétaire, Valérie Clément.
Comme plusieurs familles en confinement, celle de Mme Clément a senti l’appel de l’adoption d’un chiot, l’été dernier. Sur les réseaux sociaux, elle est tombée sur un éleveur de bergers des Shetland, la race de chiens dont elle a toujours rêvé.
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Mais, une fois sur place, le rêve tourne au cauchemar. Endroit insalubre, chiens agressifs, grange fermée à clé, Mme Clément est sous le choc.
« Il y avait des chiens attachés à l’extérieur et une immense grange, dans laquelle on entendait des dizaines de chats miauler et plusieurs chiens japper », raconte-t-elle. La propriétaire lui présente quelques chiots, âgés à peine de quelques semaines, dans une boîte de carton, relate-t-elle. Malgré tout, elle tombe en amour avec un chiot, et le désir de le « sauver » devient plus fort que tout. « Je voulais absolument le sortir de là ».
Mal en point
Quelques semaines plus tard, elle y retourne pour y chercher Athena, très mal en point. « Quand elle est sortie, c’est comme si elle n’était jamais sortie dehors. Elle était pleine d’urine. Quand je suis arrêtée pour lui faire faire ses besoins, c’était du sang ».
Elle consulte donc un vétérinaire, qui lui dresse un triste portrait : déshydratation, hypoglycémie, infection dans le sang et souffle au cœur. « Ils m’ont dit que si je ne la sortais pas de là, une semaine plus tard et elle était morte ».
Hier, la SPAA a confirmé au Journal qu’une saisie avait été effectuée à cet élevage, situé à Saint-Christophe-d’Arthabaska. Près de 200 animaux ont été pris en charge. Des constats d’infractions seront donnés prochainement.