Centres de vaccination assaillis
Frénésie autour des doses du vaccin d’AstraZeneca


Olivier Faucher
La vaccination sans rendez-vous a fait le bonheur de nombreux quinquagénaires au Québec qui se sont rués dès le petit matin, jeudi, pour obtenir une première dose du vaccin d’AstraZeneca.
« Ça fait des semaines que je dis que si personne ne veut du AstraZeneca, moi je vais le prendre ! » a lancé Lynn Binda, 57 ans, à sa sortie de la clinique de vaccination contre la COVID-19 du Collège Vanier à Montréal.
Des milliers de Québécois se sont précipités sur les premières doses accessibles aux 55 ans et plus de la province. Ce dernier a mauvaise presse depuis que de nombreux pays, dont le Canada, ont soit interrompu soit restreint l’inoculation en raison de rares cas de thromboses.

À Québec, ça n’a pas empêché les 1200 coupons donnant accès à une dose dans la journée de s’envoler en 45 minutes environ.
Dès 4 h 30 du matin, les premières personnes se sont présentées au Centre de recherche CERVO à Beauport. En Estrie, la même quantité de coupons a aussi trouvé preneur en quelques heures.
Sur l’île de Montréal, les autorités ont affirmé au Journal qu’elles ont eu suffisamment de doses pour toutes les personnes s’étant présentées.
Peu de doses à Laval

À Laval, seulement 150 doses étaient disponibles jeudi et plus de 500 personnes ont dû se contenter d’un coupon pour une autre journée. En Montérégie, certains ont également reçu un rendez-vous pour le lendemain.
Gordie Ishizuka, 56 ans, a attendu près de trois heures pour recevoir sa dose au Stade olympique de Montréal. Cela en valait pleinement la peine, selon lui.

« J’aime ça voyager. Si je dois avoir un passeport vaccinal, je veux l’avoir », a-t-il affirmé.
Certains ont aussi ressenti l’urgence de recevoir une protection en raison des variants.
« Il y en a qui ont peur du AstraZeneca, mais il y en a d’autres qui ont plus peur du variant ! » a résumé Marie-Hélène Legault aussi présente au Stade olympique.