Cas de COVID-19: «C’est troublant parce que ça ne descend pas»

Agence QMI

2021-03-21T14:27:26Z

Après une légère baisse, le bilan quotidien de COVID-19 au Québec se maintient autour des 700 personnes contaminées depuis quelques jours, une situation qui inquiète des experts en raison de la présence de variants.

«C’est troublant parce que ça ne descend pas», a affirmé le virologue à la retraite Jacques Lapierre en entrevue à LCN, dimanche matin.

Ce dernier est particulièrement préoccupé par la présence des variants dans la province.

En date du 20 mars, 542 cas de variants étaient confirmés dans la province, selon l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), qui rapportait aussi 2949 cas présomptifs.

«J’aimerais bien savoir quel pourcentage de criblage va devenir des variants vraiment confirmés, mais ça monte, et ça monte très rapidement», a constaté M. Lapierre.

En observant la situation, le virologue a soutenu «qu’il faut vraiment être prudent».

Inquiétudes au Saguenay

Jacques Lapierre trouve que la situation est particulièrement inquiétante au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où le nombre quotidien de cas est passé de 2 à 53 en l’espace de deux semaines.

La Santé publique a rapporté deux nouveaux cas de COVID-19 dans la région le 7 mars dernier. Et ce nombre a continué d’augmenter, passant à 12 cas le 13 mars, puis à 53 lors du bilan du 20 mars.

«53 [samedi], c’est le même chiffre que la Capitale-Nationale pour trois fois moins de population», a souligné le virologue.

«Il y a quelque chose qui se passe au Saguenay. On est passé en zone orange et si on regarde les chiffres actuellement, et bien on a les chiffres d’une zone rouge», a mentionné M. Lapierre.

Activités à l’extérieur

Avec l’arrivée du printemps et du beau temps, Jacques Lapierre a remarqué que plusieurs personnes en profitent pour se rassembler en groupe sans masque ni distanciation.

Bien que le virus soit plus «dilué» à l’extérieur qu’à l’intérieur, le virologue a tenu à rappeler que la COVID-19 est toujours présente.

«Un rassemblement de personnes dehors, c’est moins pire qu’un rassemblement de personnes en dedans, mais ça reste que c’est des personnes qui sont très près l'une de l'autre, pas de masque et qui jasent et qui crient et qui ont du plaisir. Donc ça se peut que le virus décide d’avoir du plaisir aussi», a-t-il mis en garde.

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