«C’est un cadeau»: reconnaissante, elle a baptisé son nouveau rein du nom de «Victoire»

Photo fournie par Louise Laviolette

Marianne Lafleur

2026-02-22T05:00:00Z

À quelques semaines de ses 60 ans, une Montréalaise a reçu un rein après plus de cinq ans d’attente, une opération qui a changé sa vie et qu’elle honore aujourd’hui en appelant son nouvel organe « Victoire ».

« Je l’ai baptisé parce que je ne veux jamais oublier que ce que j’ai, ce n’est pas à moi, c’est un cadeau [...], je suis dans une reconnaissance immense », confie Louise Laviolette, aujourd’hui âgée de 72 ans.

Atteinte d’une maladie polykystique rénale héréditaire, Mme Laviolette a appris qu’elle était porteuse après que son père a lui-même souffert d’insuffisance rénale terminale.

« On a su que c’était un enfant sur deux qui pouvait avoir la maladie, donc à partir de ce moment-là, avec mon médecin, on a vérifié et c’est là qu’on a vu dans mes prises de sang que j’avais effectivement cette maladie [...]», raconte-t-elle.

Pendant des années, tout a été mis en œuvre pour ralentir la progression de la maladie, que ce soit le contrôle de la pression artérielle, des ajustements alimentaires et des suivis médicaux.

Lorsque la situation est devenue plus critique, Mme Laviolette a été mise en contact avec Transplant Québec. Elle a attendu plus de cinq ans pour avoir une greffe. Durant l’attente, elle a dû subir une dialyse huit heures par jour.

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Le jour J

Mme Laviolette a reçu l’appel qu’elle attendait le 17 janvier 2013. « Moi et mon mari, on s’était dit qu’on irait ensemble, mais quand j’ai été appelé, il était à Paris dans un congrès, donc ça a augmenté mon anxiété », se souvient-elle.

C’est finalement sa sœur, elle-même greffée depuis plusieurs années, qui l’a accompagnée à l’Hôpital Notre-Dame. Même si l’émotion était vive, Mme Laviolette a réussi à se détendre. « Je me disais aujourd’hui, à Sherbrooke, une famille a beaucoup de peine puisqu’ils viennent de perdre un être cher, mais ils ont quand même consenti au don d’organes, et ça va changer ma vie. »

La greffe a bien fonctionné malgré une complication rapidement prise en charge. Dès son réveil, une forte gratitude dominait les sentiments de Mme Laviolette.

Immense reconnaissance

Aujourd’hui grand-mère de trois petits-enfants, Louise Laviolette s’implique activement auprès de patients en attente d’une greffe et encourage régulièrement son entourage à consentir au don d’organes.

Photo fournie par Louise Laviolette
Photo fournie par Louise Laviolette

« C’est très rare qu’une journée se passe sans que je me couche le soir en remerciant Victoire pour la belle journée. Je suis très reconnaissante parce que j’adore ma vie, et je profite beaucoup de la vie maintenant », affirme celle qui a même pris la décision d’offrir son corps à la science au moment de son décès.

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