Charles Lafortune présente «24 en 24», une nouvelle compétition culinaire filmée en 24 h chrono

Marjolaine Simard

2026-02-03T11:00:00Z

La populaire compétition culinaire de Food Network 24 in 24: Last Chef Standing s’invite enfin dans la belle province avec son adaptation québécoise, 24 en 24. Dans cette arène sans répit, 24 chefs professionnels triés sur le volet s’affrontent dans une véritable course contre la montre en cuisinant pendant 24 heures consécutives, sans pause, jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un. Aux commandes de cette intense épreuve, Julie Bélanger et Chuck Hughes accompagneront les chefs tout au long de cette folle traversée culinaire. Le producteur Charles Lafortune nous en dit plus.

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Peux-tu nous parler de cette nouvelle émission, 24 en 24? Quand débute le tournage?

Le tournage a lieu ce 29 janvier. Tout est prêt depuis longtemps. Les candidats sont choisis, le concept est bien ficelé, et on est vraiment fébriles.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans ce concept?

On a été fascinés par le concept dès le départ. C’est littéralement un show de cuisine sur les stéroïdes. Tourner une compétition culinaire en continu pendant 24 heures, un peu comme la série 24 heures chrono avec Jack Bauer, c’est extrêmement fort comme idée.

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Comment fonctionne concrètement la mécanique d’élimination?

On commence avec 24 chefs et, à la fin des 24 heures, il n’en restera qu’un ou une seule. Pour chaque épreuve, il y a des éliminations: parfois une, parfois deux, parfois trois... et parfois même une élimination massive où une douzaine de chefs quittent d’un coup. Ça commence très fort et ça ne ralentit jamais! Le grand gagnant remporte 24 000$.

Qui décide des éliminations? Y a-t-il des juges invités?

Dans chaque épisode, il y a un juge invité, et c’est lui ou elle qui tranche. C’est le juge invité qui a le dernier mot. C’est une grosse responsabilité. On a choisi des juges crédibles, des gens qui savent trancher et qui sont à l’aise de dire qu’un plat est meilleur qu’un autre. Ce sont des professionnels qui comprennent que juger, ce n’est pas être méchant, c’est être juste.

Pourquoi avoir choisi Julie Bélanger et Chuck Hughes à l’animation?

Julie a déjà animé la compétition Les chefs!. Elle connaît très bien ce type de format. C’est une animatrice de profession, extrêmement solide, et le public l’aime beaucoup. Elle est rassurante, tout en étant très rigoureuse. Chuck, de son côté, a gagné Top Chef. Il a travaillé autant en français qu’en anglais, il a eu des restaurants, des produits, une vraie carrière multiplateforme. Il est excellent à la télé et il connaît intimement la réalité des chefs. On a adoré travailler avec lui à MasterChef comme juge invité, et c’est apparu très naturel de le voir dans ce rôle-ci.

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Quel est le profil des chefs participants? D’où viennent-ils?

Ils viennent d’horizons très variés, au Québec comme à l’international. On a un chef issu du resto étoilé Tanière 3, un autre est passé par de grands restaurants montréalais et est aujourd’hui chef en milieu carcéral. On compte aussi des traiteurs, un chef BBQ reconnu, des créateurs culinaires très suivis sur TikTok mais solidement formés, un chef ayant travaillé avec Paul Bocuse, des anciens de l’émission Les chefs!, une cheffe qui a ouvert son premier restaurant à 21 ans, un professeur de l’École hôtelière de Québec, des auteurs de livres de cuisine... Le niveau est exceptionnel.

Où se déroule le tournage et à quoi ressemble le décor?

On tourne ça dans un énorme studio des studios MELS. Contrairement à MasterChef où c’est super léché et où tu ne vois pas de caméra, ici la technique est visible: les caméras, l’équipement, tout est apparent. C’est une cuisine ouverte, très industrielle. On sent vraiment qu’on est dans un tournage en continu pendant 24 heures. Il y a un grand compte à rebours en permanence.

À quoi peut-on s’attendre du côté des défis culinaires?

À absolument tout: des desserts aux repas rapides, en passant par des défis d’équipe, des ingrédients imposés et des plats iconiques comme le risotto parfait, l’omelette parfaite ou la cuisson idéale d’une viande. Il y a aussi des épreuves très créatives, comme la bouchée parfaite, un lunch de camping, des défis de couleurs, le plat le plus spectaculaire visuellement. Il va constamment y avoir des twists et des décisions souvent déchirantes.

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Le manque de sommeil doit jouer pour beaucoup dans cette compétition...

Oui, le sommeil est un enjeu puissant. Il y a des lits, mais on ne s’y repose pas librement. Si tu gagnes un défi, tu peux obtenir une pause et aller dormir. Mais c’est à double tranchant, car tu peux te réveiller mêlé, moins alerte. La fatigue est un facteur réel et assumé du jeu. On va sentir le temps passer, la fatigue s’installer, les nerfs à fleur de peau. Couper, cuire, réfléchir après 20 heures, ce n’est pas la même chose.

Pour la production aussi, ça doit être tout un défi...

C’est énorme. Autant pour les chefs que pour nous, c’est un véritable défi de production. Tout roule sans arrêt. Pas de reprises, pas de pauses. On doit être préparés au quart de tour. À partir de ces 24 heures de tournage en continu, on doit livrer 12 épisodes. Derrière le projet, on retrouve toute l’équipe technique de MasterChef, avec le même réalisateur, Guillaume St-Arnaud. Plusieurs équipes techniques se relaient, mais la logistique est franchement impressionnante.

On sent que votre équipe a développé une véritable expertise dans l’univers culinaire...

Oui, clairement. En plus de MasterChef Québec, on produit aussi Les critiques atypiques sur AMI-télé, où des critiques autistes évaluent des restaurants. L’émission a remporté le prix du meilleur format international, et une deuxième saison s’en vient. Chez Pixcom, on aime les chefs, on aime travailler avec eux et on sent un réel engouement du public pour la cuisine. 24 en 24 s’inscrit dans cette lignée. C’est intense, différent et audacieux.

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