Charlotte Cardin s'exprime sur ses années dans une «industrie violente»
Rosalie Simard
Charlotte Cardin a toujours voulu vivre de son art, et elle le réussit comme peu d’autres le font. Elle a confirmé cette passion musicale lorsqu’elle vivait d’un autre métier, qui peut être extrêmement dur sur ses artisans. Charlotte a discuté de l’industrie de la mode et du mannequinat, voici ce qu’elle avait à dire.
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La Montréalaise était invitée sur le divan rose de Lena Situation dans le cadre du balado COUCH, que Lena anime chaque semaine avec un invité différent. La discussion coulait de source avec Charlotte, et les deux femmes ont jasé de plusieurs sujets, donc la passion de Charlotte et l’appui inconditionnel de sa famille à poursuivre dans cette voie.
Lena et Charlotte ont aussi abordé la confiance en soi, sujet qui peut être délicat lorsqu’on connaît un niveau de célébrité comme les deux le vivent. C’est dans cette branche que Charlotte s’est remémorée ses années dans le mannequinat. C’est elle qui a fait les démarches pour devenir mannequin, contrairement à certaines filles qui se font repérer, telle une Gisele Bundchen.
Charlotte rêvait de se faire maquiller et vivre des moments glamours, mais elle a vite déchanté. « Le mannequinat a été une expérience à certains moments qui a été violente », exprime-t-elle à Lena. « J’ai vécu des humiliations sur mon corps, sur mon apparence. J’ai vraiment trouvé que c’était une industrie qui était dure ».
Pour bien imager ses propos, Charlotte se souvient : « J’allais à des castings, j’étais mineure, on me demandait de me mettre à poil et après on me regardait de haut en bas et on me disait tout ce qui n’allait pas avec mon corps. ». Plus tard dans la discussion, elle fait une révélation lourde : « Dans le monde de la mode, je n’étais pas assez fine et pas assez grande », alors que tout le reste de sa vie, elle s’est fait insulter et soupçonnée d’anorexie étant donné sa morphologie naturellement mince et élancée.
Aujourd’hui, Charlotte a bien du recul sur la situation. « Après, ça fait 15 ans, donc ça fait longtemps. Je sais que ça a évolué, on parle de plus en plus de ces côtés négatifs de l’industrie. C’est tellement une belle industrie pour plein de raisons, c’est beau, ça fait rêver, il y a tellement des personnes talentueuses, mais ce n’était pas pour moi. Surtout sachant que moi j’étais focus en mode “je veux faire de la musique”, alors pourquoi je me tape ça. Donc j’ai quand même vite décroché, mais ça a été une expérience dure, mais qui m’a, après, fait dire que je sais encore plus que c’est la musique qui est pour moi et j’ai envie de raconter ma propre histoire. J’ai envie que ça soit ma narrative et non celle de quelqu’un d’autre qui est exprimée à travers mon corps. »
Son détour par le mannequinat a donc été bénéfique pour elle à plusieurs égards, mais il a fallu qu’elle reprenne possession de son histoire, qu’elle la raconte par elle-même, à travers sa musique.
C’est pourquoi on a vu Charlotte dans de simples vêtements au début de sa carrière. Dans les 2 ou 3 premières années, Charlotte a voulu en quelque sorte rejeter le monde de la mode, portant généralement t-shirt blanc et denim classique pour rester neutre. Maintenant, elle adore jouer avec la mode et s’exprimer à travers elle autant qu’à travers son art.
Une discussion pertinente entre deux femmes qui font leur place !