«Chère 2026, ne m’en veux pas de ne pas avoir savouré ton arrivée»: Ève-Martie Lortie s’est sentie bousculée au Nouvel An

Ève-Marie Lortie
Salut Bonjour, chers lecteurs. Voici le premier texte de cette nouvelle année, et je vous écris alors que nous sommes déjà à la moitié du mois de janvier. Le temps file!
C’est d’ailleurs le constat de mon jour de l’An. Quand le grand décompte de fin d’année a commencé, entre le 31 décembre et le 1er janvier, je n’ai rien vu aller. Je «pop» le champagne, j’embrasse mon amoureux en lui disant que je l’aime et lui souhaite de belles choses pour l’année à venir. Mais après, on dirait que je suis passée à autre chose trop rapidement. Oui, j’ai serré ma fille dans mes bras en lui souhaitant le meilleur et j’ai enlacé les autres membres de ma famille, mais j’ai l’impression de ne pas avoir habité le moment.
Depuis des années, quand minuit sonne le 1er janvier, je me donne quelques secondes pour visualiser ce que je veux pour l’année à venir. J'énonce des intentions. Certains appellent ça des résolutions. Je vous le dis, ça se fait super vite dans mon cœur. Mais cette année, j’ai oublié. Pire que ça, j’ai l’impression de ne pas avoir bien accueilli la nouvelle année et je crains qu’elle m’en tienne rigueur!
J’ai demandé à mes collègues de me raconter leur jour de l’An. Quelles étaient vos pensées quand la nouvelle année est arrivée? Deux semaines plus tard, êtes-vous toujours habités par ces intentions?
Gratitude... et jokes de papa
Marie Andrée Leblond m’a répondu avec toute la poésie qui l’habite et que j’adore découvrir. «J’ai accueilli la nouvelle année comme on fait un vœu sous les étoiles: émerveillée, le cœur fébrile, entourée de personnes merveilleuses (et de pitous)», illustre-t-elle.
«À minuit, j’ai ressenti une vague d’émotions intenses... les larmes de joie coulaient sur mes joues après chaque étreinte festive. Je me suis aussi promis de continuer à oser même si ça fait peur, d’écouter davantage mon intuition et de savourer chaque petit moment de bonheur. Finalement, d’incarner la Marie que je veux être. Ah et j’allais presque oublier... Je poursuis ma mission 2026: bonifier mon dictionnaire de jeux de mots et de jokes de papa. C’est un travail de longue haleine.»
Ça promet, ma chère Marie Andrée!
Déconnexion
Charles-Antoine Sinotte, quant à lui, avait besoin d’un pas de recul concernant le temps d’écran. «J’ai voulu prendre une pause des réseaux sociaux pendant les vacances... ce qui m’a fait grand bien, raconte-t-il. Depuis mon retour, j’ai ajouté un programme qui gère mes accès à mes applications selon l’heure de la journée. De cette manière, je concentre mes moments sur les réseaux et évite de perdre des heures à scroller inconsciemment.»
L’ami Patrick Benoît m’avoue, dans un grand éclat de rire: «J’étais couché à minuit! J’ai manqué le décompte!» Il ajoutera qu’il ne prend pas de résolutions, mais qu’il a accueilli la nouvelle année en souhaitant plus de tolérance, de respect et d’apaisement. Je reconnais bien toute la force tranquille et la sagesse de mon collègue.
Gratitude entre amis
Mathieu Roy fêtait avec des amis quand minuit est arrivé. Au grand décompte, il était entouré de sa garde rapprochée, ces gens précieux sur qui il peut compter. Il a eu un grand moment de reconnaissance. C’est peut-être ce qui va encore guider son année à venir. Il m’a aussi dit qu’il voulait vraiment guérir une vilaine blessure au genou qui l’empêche de courir aussi vite qu’il y a quelques années. On te le souhaite, l’ami, sincèrement.
Sabrina Cournoyer était aussi avec des amis pour célébrer l’arrivée du Nouvel An. Elle aussi a trouvé que tout était allé trop vite dans cette soirée, qu’elle a trouvée festive et mémorable. Alors que minuit approchait, ils ont syntonisé la caméra en direct de Times Square... mais le décompte a été interrompu par une publicité.
«On a manqué notre coup, raconte-t-elle. C'est comme ça que la nouvelle année est arrivée... J'espère que ce décalage n'aura pas trop d'impact sur les mois à venir!»
Le Nouvel An d’avance
De son côté, Simon Philibert vivait un vrai décalage. «Pour la première fois, j’ai célébré la nouvelle année à l’étranger, et mon conjoint et moi avons franchi le cap de 2026 une heure avant nos familles. C’était étrange et magique à la fois: on avait l’impression d’être en avance sur tout le monde! Ce décalage m’a fait réfléchir: parfois, on commence l’année en décalage, mais l’important, c’est de reprendre le rythme à notre façon. Ce n’est pas l’heure qui compte, mais la façon dont on vit chaque instant.» Une déclaration qui devrait rassurer Sabrina!
Ce qui me ramène à mon sentiment d’avoir failli à l’accueil de la nouvelle année. Chère 2026, ne m’en veux pas de ne pas avoir savouré ton arrivée. Je vais me reprendre. Je me promets un moment de visualisation en fin de semaine. Vous devinez sûrement que je vais me souhaiter de mieux savourer les moments qui passent... souvent trop vite.