Comparer Poilievre à Trump: insulte ou compliment?


Nathalie Elgrably
Lors des deux débats à la chefferie du Parti libéral, les candidats ont maintes fois comparé Pierre Poilievre à Donald Trump.
Évidemment, cette comparaison se voulait une insulte, l’opprobre suprême pour dénigrer Poilievre sans avoir à l’affronter sur le terrain des idées.
Iconoclaste
Pour le meilleur et pour le pire, Trump est un iconoclaste de la politique. Et il est légitime que la guerre commerciale laisse les Canadiens amers.
Mais force est d’admettre qu’il aime sincèrement son pays. Il privilégie les intérêts des Américains avant ceux de quiconque. Il veille à la prospérité des États-Unis et non à promouvoir le programme du Forum économique mondial, du C40, de l’ONU ou de n’importe quelle autre organisation mondialiste qui vampirise la souveraineté des pays.
Son allégeance est envers sa population. Il défie l’establishment politique et il refuse de plier devant la bien-pensance progressiste et les idéologues wokes. Il travaille activement à assainir les finances publiques, à sécuriser les frontières et à repenser le modèle bureaucratique, interventionniste et paternaliste qui implose sous le poids de son inefficacité.
Antidote
Comparer Poilievre à Trump est donc loin d’être injurieux.
Au contraire, c’est admettre que Poilievre incarne une force politique irrésistible, l’espoir d’un antidote au déclin, et une menace sérieuse pour l'élite arrogante et déconnectée du quotidien des Canadiens.
Pour Poilievre, c’est le «Canada d’abord». Il expose avec aplomb les absurdités des politiques progressistes, refuse l’aplaventrisme devant les lubies du clergé woke, et privilégie les intérêts des Canadiens avant ceux des technocrates globalistes.
Poilievre se distingue dans un Canada en déperdition économique et sociale. Là où les élites voient du populisme, les citoyens voient du pragmatisme. Là où certains dénoncent la démagogie, les électeurs reconnaissent celui qui défend leurs intérêts.
Comparer Poilievre à Trump, c’est le mesurer à un leader qui ose, qui agit, qui ne s’agenouille pas.
La comparaison n’est donc pas une insulte, mais un compliment!