Congé des Fêtes prolongé pour les élèves: une idée qui ne fait pas l'unanimité au Bas-Saint-Laurent
Vanessa Limoges | TVA Nouvelles
La possible prolongation du congé des Fêtes pour les élèves du Québec ne fait pas l'unanimité au Bas-Saint-Laurent où le réseau scolaire est actuellement épargné par le virus.
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Bien que la situation puisse changer rapidement, il y a actuellement une seule classe, sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent, qui est en isolement.
Ainsi, vendredi, au lendemain de l'annonce du premier ministre du Québec, François Legault, plusieurs parents rimouskois se questionnaient sur la mesure, soulevant différentes inquiétudes.
«Je pense qu'ils devraient fermer chaque [région], nous, on n'est pas touchés présentement, alors je ne comprends pas pourquoi on fermerait les écoles ici», a lancé une mère de famille à TVA Nouvelles.
«C'est sûr qu'à la maison, mes enfants ont moins de motivation et ils n'ont pas de difficulté, alors j'imagine ce que ça doit être pour les parents qui ont des enfants qui ont des difficultés à l'école», a affirmé une autre mère rimouskoise.
Le président du Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis (SERM), Jean-François Gaumond, précise que les enseignants auraient aimé être consultés en amont.
«[Le gouvernement] lance toujours des ballons dans les médias pour voir les réactions et, ensuite, il jauge selon la réaction pour voir s'il v[a] aller de l'avant ou pas», a-t-il lancé, ajoutant que ce sont les professeurs qui subissent ensuite les conséquences de ces changements.
«Si on leur enlève deux semaines pour finaliser leur étape, c'est sûr que ça va avoir des conséquences sur leur travail et sur leurs élèves aussi», a conclu M. Gaumond.
Le député de Rimouski, Harold LeBel, déplore de son côté le manque d'informations lorsque de tels scénarios sont présentés à la population.
«Je voudrais comprendre. J'aimerais avoir l'avis de la Santé publique, plus précisément ici, en zone orange. C'est ça qui est compliqué en ce moment. Il y a des décisions politiques portées sur des avis que l'on n'a pas vus. Si on veut que les gens adhèrent, il faut mieux comprendre», a indiqué Harold LeBel.
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