COVID-19: Des élus déçus et résignés dans L’Islet et Charlevoix

Photo COURTOISIE, MARIE LEDOUX (VIRÉE NORDIQUE)
Photo portrait de Dominique Lelièvre

Dominique Lelièvre

2021-02-17T20:51:31Z
2021-02-18T03:54:15Z

Des élus de L’Islet et de Charlevoix disent partager les préoccupations de la Santé publique, mais ne cachent pas leur déception, et, pour certains, leur incompréhension de se trouver toujours en zone rouge.

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En date de mercredi, il n’y avait aucun cas actif confirmé de COVID-19 tant sur le territoire de L’Islet que de Charlevoix.

« On a une drôle de façon de récompenser les premiers de classe », s’exclame le maire de Saint-Jean-Port-Joli, Normand Caron.

M. Caron et plusieurs de ses homologues souhaitaient des assouplissements et un traitement par sous-territoire, et non par région administrative, mais cet espoir est maintenant très mince alors que le premier ministre François Legault a annoncé mardi que toutes les régions actuellement en zone rouge allaient le demeurer « pour l’instant », à l’exception de l’Outaouais.

Ne pas baisser la garde

« Très déçu », le préfet de la MRC de L’Islet, René Laverdière, dit néanmoins « comprendre » la décision du gouvernement, en raison de l’inquiétude causée par des variants plus contagieux du coronavirus et par le retard accusé par la vaccination.

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René Laverdière, préfet de la MRC de L’Islet
René Laverdière, préfet de la MRC de L’Islet Photo Courtoisie, MRC de L'Islet

« Je disais tout le temps aux personnes : faites attention, aussitôt que ça va bien aller, on va être les premiers à être déconfinés. [...] J’ai peur que l’adhésion [aux mesures sanitaires] tombe à un moment donné », soulève M. Laverdière qui insiste néanmoins sur l’importance pour les citoyens de ne pas baisser leur garde à ce moment-ci de la lutte contre le virus.

Sur la Rive-Nord du fleuve, dans la Capitale-Nationale, « il n’est pas prévu de faire une distinction par sous-région », confirme le Dr André Dontigny, directeur régional de santé publique. L’incertitude entourant les variants a changé la donne, fait-il valoir.

En entrevue, il note que « la situation s’améliore partout », mais que « la région de Charlevoix n’est pas perméable » et qu’il faut donc « continuer à être extrêmement prudent ». 

Poursuivre les efforts

La réouverture des commerces non essentiels et bientôt des cinémas, piscines et arénas à la grandeur du Québec semble toutefois avoir fait diminuer la tension dans les régions impatientes d’être déconfinées.

« Je me dis que tant qu’à faire des efforts, on est aussi bien d’en faire encore pour deux, trois, quelques semaines, le temps de vraiment bien comprendre cette courbe, qu’elle s’aplanisse, puis qu’on ne manque pas notre printemps et notre été. La catastrophe serait d’avancer et d’être obligés de reculer encore. Ce ne serait pas évident », fait remarquer le maire de La Malbaie, Michel Couturier.

« Les signaux qu’on a, c’est qu’on approche de quelque chose, donc on est prêts à faire un petit bout encore », considère aussi Jean Fortin, maire de Baie-Saint-Paul.

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