COVID-19 et régions: la preuve que l’embauche à distance peut fonctionner

Marc Beaudet.
Président, 
Turbulent
Marc Beaudet. Président, Turbulent Photo courtoisie
Photo portrait de Pierre-Paul Biron

Pierre-Paul Biron

2020-09-06T04:00:00Z

Marc Beaudet n’aurait jamais envisagé avant la crise d’embaucher un employé qui ne peut physiquement se présenter au bureau.

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Le président d’une firme techno de Montréal se retrouve aujourd’hui avec un employé à Chicoutimi, un à Granby, un à Chypre, huit en France et un en Angleterre. Signe que le télétravail offre bel et bien de sérieuses possibilités pour les régions.

Le président de Turbulent, une boîte de production numérique de Montréal, l’admet d’emblée : le télétravail n’était pas super bien vu jusqu’à tout récemment. «Historiquement, on refusait ce genre de set-up où l’employé n’est pas au bureau. On considérait que la présence était importante pour la chimie de nos équipes, pour la culture d’entreprise», explique le dirigeant. 

Est alors venue une première embauche à distance. 

Un employé à Chicoutimi, une «exception» qui se trouve finalement à être une embauche sans heurts. Puis vint la pandémie, qui a tout changé. 

«Ça nous a tous obligés à travailler à distance et force est d’admettre que ça fait maintenant partie de l’ADN de notre entreprise», confie M. Beaudet.

«Si tu as le talent...»

Six mois après le début de la pandémie, Turbulent a une dizaine d’employés à l’extérieur de Montréal. Et la perception a changé.

«Si tu as le talent requis, que tu sois n’importe où, on va t’embaucher. Je me vois sans problème, en tant qu’employeur, embaucher quelqu’un dans n’importe quelle région du Québec», assure Marc Beaudet.

Il souhaite maintenant que d’autres fassent le virage. 

Parce que des changements pourraient donner un coup de pouce aux régions.

«C’est sûr que ce serait une opportunité de distribution plus égale de la richesse dans les régions du Québec. [...] J’ai l’impression que beaucoup de jeunes qui partaient pour la ville n’auront plus besoin de le faire. Ça pourra créer de bons emplois pour les gens en régions», croit le président de Turbulent.

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