COVID-19 et régions: prêtes pour une deuxième vague


Pierre-Paul Biron
Même si des rapports de l’Agence de la santé publique du Canada soutiennent qu’une éventuelle deuxième vague pourrait frapper plus fort dans les endroits épargnés ce printemps, des élus des régions ne se formalisent pas trop de cette possibilité.
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«Nous n’avons jamais vraiment baissé la garde», soutiennent-ils.
Cathy Poirier, mairesse de Percé, affirme demeurer à l’affût quotidiennement de la situation. Évidemment, l’idée d’une deuxième vague inquiète, mais pas autant que le début de la saison touristique en juillet.
«Notre plus grande peur, c’était ça. C’était préoccupant de voir autant de gens arriver ici. On augmentait beaucoup la densité de population, mais ça s’est vraiment très bien passé. On sait donc un peu plus comment faire pour se préparer», explique Mme Poirier.
Monter la garde
L’Agence de santé publique du Canada soutient que le pic de la deuxième vague pourrait être jusqu’à «100 fois plus élevé» dans les régions épargnées par la première vague, apprenait hier Le Journal. Ce scénario de la pire éventualité tient les élus sur leurs gardes.
Sur la Côte-Nord, le maire de Baie-Comeau demeure conscient que cette deuxième vague risque de venir de la transmission communautaire. On garde donc tous les mécanismes de veille toujours actifs.
«On a eu un cas [vendredi] et tout de suite, la sécurité publique s’est déployée pour accompagner la Santé publique dans l’analyse de la situation, dans l’enquête de contacts, etc. On sait qu’on n’est pas 100 % à l’abri, mais on est très mobilisés pour retenir les lieux d’éclosions», raconte Yves Montigny.
Les élus consultés n’estiment donc pas que les risques d’une deuxième vague auront un impact négatif sur l’impression de sécurité que les gens ont eu en pensant aux régions.
«Ça ne sera jamais comme ça a été en ville. Je blaguais l’autre fois avec une amie, mais au fond c’est vrai, à Percé ou dans d’autres régions, ce n’est pas deux mètres de distanciation qu’on offre, c’est deux kilomètres!» lance Cathy Poirier à propos de l’immensité du territoire en région.