La situation du CHSLD Laflèche citée dans le rapport de la protectrice du citoyen

Charel Traversy

2020-12-11T02:25:15Z

Le CHSLD Laflèche de Shawinigan se retrouve dans le rapport de la protectrice du citoyen. Dix centres d'hébergement, qui ont été l'angle mort de la pandémie de la COVID-19, ont été analysés.

Au printemps dernier, de nombreux employés impuissants et épuisés s’étaient confiés à TVA Nouvelles sur la crise au CHSLD Laflèche.

La première vague en Mauricie a fait 124 victimes dans les CHSLD. Le centre d’hébergement Laflèche a été le premier touché dans la région et 44 résidents y sont morts.

La protectrice du citoyen, Marie Rinfret, parle de milieux de soins «désorganisés» et «à bout de souffle». On mentionne dans le rapport d’étape que les renforts sont arrivés tardivement et la menace avait été sous-évaluée. Les équipements de protection n'étaient pas distribués de façon égale et les gestionnaires étaient déconnectés de la réalité sur le terrain.

«C'est frustrant!» a dit Pascal Bastarache, qui est président du Syndicat du personnel paratechnique, des services auxiliaires et de métier du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (SPPSAM-CIUSSS-MCQ). Le rapport confirme ce qu’ils ont dénoncé pendant des semaines.

«Quand on essayait de décrier [la situation], de trouver des solutions, on faisait face à une direction qui essayait de [se] justifier, de camoufler des faits qui existaient. C'est ce qui est plus fâchant», a-t-il poursuivi.

Les autorités de la santé se disent maintenant mieux outillées pour faire face à la pandémie. La deuxième vague se joue cette fois-ci davantage dans les résidences privées pour aînés et dans les ressources intermédiaires, là où on déplore 48 décès depuis le mois de juillet.

Chez les anges gardiens, les traces et les douleurs de la première vague sont encore présentes.

«Ils ont vu des choses que personne ne devrait voir, et ce, à tous les jours, sept jours sur sept. C'est quelque chose qui va laisser assurément beaucoup de traces et qui va prendre beaucoup de temps à guérir», a conclu Pascal Bastarache.

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