COVID-19: les travailleurs communautaires épuisés

Agence QMI
Les travailleurs en milieu communautaire vivent de plus en plus de l’épuisement professionnel en raison de la pandémie de COVID-19, selon une étude publiée jeudi.
L’étude de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) révèle que 29 % des travailleurs communautaires se disent épuisés, soit 9 % de plus depuis l’émergence de la crise sanitaire.
«Cette hausse significative est préoccupante pour les organismes communautaires, qui sont d’une importance capitale pour le bon fonctionnement de notre société, surtout dans le contexte actuel», a indiqué dans un communiqué Sophie Meunier, professeure au Département de psychologie.
La crise sanitaire est l’un des facteurs qui peuvent expliquer la forte hausse de l’épuisement psychologique du personnel des organismes communautaires.
«Le stress lié à la COVID-19 se chiffre à 6,6 sur une échelle de 1 à 10, un score élevé», a mentionné Alexandra Giroux, doctorante qui a collaboré à l’étude.
Outre la difficulté à se procurer du matériel de protection et l’incertitude par rapport au respect des mesures sanitaires par la clientèle, l’étude évoque le manque de ressources parmi les causes de l’épuisement professionnel.
«Bien que le gouvernement affirme que des fonds sont envoyés aux organismes communautaires, nos partenaires nous indiquent que la difficulté et la complexité liées à l’obtention et à la gestion de ces fonds font en sorte que peu de ceux-ci arrivent à bon port», a expliqué Mme Giroux.