Quatre millions de cas en Inde: 3e pays le plus touché

AFP

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2020-09-05T13:31:16Z

L’Inde est devenue le troisième pays au monde à franchir la barre des quatre millions de cas de coronavirus, après une journée record de nouveaux cas, samedi.  

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Avec 86 432 nouveaux cas enregistrés samedi, l’Inde compte dorénavant 4 023 179 infections depuis le début de la pandémie, tout juste derrière les États-Unis (plus de 6,3 millions) et le Brésil (4,1 millions).

Alors que le gouvernement a assoupli les restrictions, l’Inde est actuellement le pays où le nombre de cas augmente le plus rapidement, avec plus de 80 000 par jour. Le nombre de décès quotidiens est aussi le plus élevé au monde, plus de 1000.

Situation sombre en Irak

Autre record, celui de l’Irak vendredi, où la poussée de nouveaux cas a forcé les autorités à avertir que les hôpitaux pourraient ne plus être en mesure de gérer le nombre croissant d’hospitalisations.

Selon le ministère de la Santé, l’Irak a enregistré 5036 nouveaux cas vendredi, portant le nombre total à 252 075, dont 7359 décès et 191 368 guérisons.

Le ministère a attribué l’augmentation à de récents «grands rassemblements» qui ont eu lieu sans que soient respectées les mesures de précaution, comme le port du masque ou la distanciation physique, notamment lors d’Achoura, rassemblement religieux parmi les plus importants de l’islam chiite.

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Prudence de l’OMS

La pandémie a fait au moins 875 703 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles samedi. 

Sur la journée de vendredi, 5693 nouveaux décès et 305 583 nouveaux cas ont été recensés dans le monde. Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont l’Inde avec 1089 nouveaux morts, les États-Unis (998) et le Brésil (888).

Les États-Unis sont le pays le plus touché, tant en nombre de morts que de cas, avec 187 777 décès pour plus de 6,2 millions de cas recensés, selon le comptage de l’Université Johns Hopkins.

L’OMS a annoncé, vendredi, ne pas s’attendre à une vaccination généralisée contre la COVID-19 avant mi-2021.

«Un nombre considérable de candidats sont maintenant entrés dans la phase 3 des essais. Nous en connaissons au moins 6 à 9 qui ont déjà parcouru un long chemin en ce qui concerne la recherche, a déclaré une porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, lors d’un point presse à Genève.

«Mais en matière de calendrier réaliste, nous ne nous attendons vraiment pas à voir une vaccination généralisée avant le milieu de l’année prochaine», a-t-elle ajouté, alors que les préparatifs pour la distribution d’un vaccin s’accélèrent, notamment aux États-Unis.

L’OMS «ne cautionnera pas» un vaccin contre le coronavirus s’il n’est pas sûr et efficace, a souligné le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, interrogé sur les préoccupations soulevées par le mouvement antivaccin.

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L’organisation recommande en revanche «l’usage systématique des corticoïdes chez les patients atteints d’une forme sévère ou critique de COVID-19», à la lumière d’études montrant que ces médicaments réduisent la mortalité, selon des directives publiées vendredi dans la revue médicale BMJ.

En Russie, près d’un mois après une annonce en grande pompe des autorités, les chercheurs ont publié une première étude qui montre que leur candidat-vaccin contre le coronavirus, Spoutnik V, donne des résultats préliminaires encourageants.

Le vaccin en cours de développement par l’institut de recherche Gamaleïa déclenche une réponse immunitaire et n’a pas entraîné d’effets indésirables graves, conclut l’article des chercheurs russes publié par la prestigieuse revue britannique The Lancet, après évaluation par un comité de relecture composé de scientifiques indépendants.

Ces résultats ne prouvent pas encore que le vaccin protège efficacement contre une infection au nouveau coronavirus, ce que devront montrer des études de plus grande ampleur, soulignent toutefois des experts.

Rebond

La Suisse a enregistré, de son côté vendredi, plus de 400 nouveaux cas en 24 heures pour la première fois depuis mi-avril, des contaminations qui concernent désormais en grande majorité les moins de 40 ans.

Au Brésil, des organisations de défense des peuples amérindiens et de l’environnement ont lancé, vendredi, une application pour rendre compte de la propagation du coronavirus autour des terres indigènes au Brésil, afin d’en protéger les habitants.

«Cette application permet de suivre en temps réel la situation de la pandémie dans les villes situées dans un rayon de 100 km autour de chaque terre indigène», ont expliqué dans un communiqué la Coordination des organisations indigènes (COIAB) et l’Institut de recherches environnementales d’Amazonie (Ipam), instigateurs du projet.

L’objectif est de diminuer les risques de contamination en permettant aux peuples autochtones d’identifier les zones les plus touchées et éviter de s’y rendre quand ils doivent se déplacer en ville.

L’un des chefs indigènes du Brésil les plus connus, le cacique brésilien Raoni Metuktire, dont l’âge est estimé à 90 ans, est quant à lui sorti vendredi de l’hôpital de Sinop, dans le Mato Grosso (centre-ouest), où il avait été admis fin août après avoir été atteint de la COVID-19.

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