COVID-19: record d'hospitalisations au Pérou

AFP
Le Pérou, aux prises avec sa deuxième vague de COVID-19, a enregistré vendredi son record d’hospitalisations liées au coronavirus, avec 14 333 patients hospitalisés, a annoncé le ministère de la Santé.
Au cours des dernières 24 heures, 213 nouvelles admissions ont eu lieu, ce qui porte le nombre total des patients hospitalisés à 14 333, selon les chiffres officiels. Le record précédent, 14 181, avait été atteint le 17 août.
Le nombre de contaminations et le nombre de décès ont quadruplé par rapport à la dernière semaine de décembre.
À la date de vendredi, le Pérou comptait 1 229 748 cas confirmés de COVID-19 (avec une augmentation de 8439 au cours des dernières 24 heures) et 43 255 décès (plus 210 en 24 heures), selon le bilan publié par le ministère. Parmi les personnes qui ont été contaminées, 1 130 923 sont considérées comme guéries.
L’accroissement du nombre de contaminations a entraîné une pénurie de l’oxygène à usage médical, ce qui contraint des centaines de Péruviens à faire la queue afin d’en obtenir pour un proche malade.
C’est mardi qu’a commencé au Pérou la vaccination contre la COVID-19 pour le personnel sanitaire, deux jours après l’arrivée des 300 000 premières doses du vaccin du laboratoire chinois Sinopharm. Un deuxième lot de 700 000 doses doit arriver d’ici la fin de cette semaine.
Aucune date n’est encore annoncée pour le commencement de la vaccination de la population. L’objectif est d’immuniser 26 millions de personnes sur une population de 33 millions d’habitants ainsi que les étrangers résidant au Pérou, principalement des Vénézuéliens qui sont au nombre de 800 000.
La ministre de la Santé, Pilar Mazzetti, a par ailleurs démissionné vendredi, emportée par un scandale politique, selon le site internet de la télévision publique TV Peru.
Jeudi, un journal a révélé que l’ex-président Martin Vizcarra (2018-2020) avait été vacciné contre la COVID-19 en octobre, quelques semaines avant sa destitution par le Parlement.
L’ancien chef de l’État, qui brigue un siège de parlementaire aux élections du 11 avril, s’est défendu en disant qu’il s’était porté volontaire dans l’essai clinique du vaccin Sinopharm, comme des milliers d’autres Péruviens.
Pour sa part, Mme Mazzetti avait déclaré jeudi devant le Congrès qu’elle n’avait «pas eu connaissance» de cette affaire. Elle avait été nommée par le président Vizcarra en juillet 2020.
Son successeur, qui doit être nommé samedi, sera le cinquième ministre de la Santé depuis l’irruption de l’épidémie de COVID-19 au Pérou il y a 11 mois.