Dans la tête de Justin Trudeau

Photo portrait de Joseph Facal

Joseph Facal

2021-09-07T09:00:00Z

Si une idée est claire, elle doit pouvoir être exprimée simplement, avec des mots de tous les jours.

Si quelqu’un s’exprime de manière confuse, les chances sont fortes que son esprit soit confus. 

Perles

Voici Justin Trudeau attaquant les conservateurs :

« Après avoir été pendant dix ans le gouvernement le plus secret, le plus obfuscateur de tous les gouvernements qu’on n’ait jamais eu au Canada, la réalité, c’est qu’il continue à essayer d’utiliser la transparence comme arme politique contre leurs adversaires. »

Pardon ? 

Le voici répondant à un député conservateur : 

« J’apprécie ce que le membre opposé est en train de dire. Mais la réalité c’est qu’il a pas dû observer bien attentivement ses confrères qui étaient élus pendant dix ans, qui truquaient les numéros, qui ne représentaient pas les bons chiffres, et qui encore une fois sont en train d’essayer de démontrer qu’ils avaient un surplus magique. »

Le sens y est globalement, mais la phrase tient plus de l’anglais que du français. Genre.

Trudeau face au terrorisme :

« Mais ce que nous allons pas faire, c’est de continuer d’essayer d’en parler, de donner de la publicité gratuite à l’État islamique parce qu’eux on sait qu’ils utilisent la propagande pour se propager. »

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Les terroristes n’ont qu’à bien se tenir. 

Et celle-ci ?

« Il continue d’esquisser la question de pourquoi le Canada n’est pas en train d’être le pays que les gens à travers le monde ont toujours vu le Canada comme étant. »

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal au micro de Richard Martineau sur QUB radio: 

Je suggérerais qu’il est en train de critiquer les conservateurs, mais je peux me tromper. 

Sur sa gestion de la pandémie :

« On est en train de travailler pour s’assurer que les chaînes d’apprivoisonnement de la Chine continuent à fonctionner. »

« Apprivoisonnement » ? De la Chine ?

Ici, il tente, je crois, de souligner son impatience : 

« Exprimer notre vouloir de trouver une résolution paisible, de trouver une façon d’avancer dans le partenariat et dans le respect, mais qu’on est arrivés à la limite de ce qu’on pouvait faire unilatermalement du côté... »

M. Trudeau, né au troisième but de la vie d’un père francophone, n’a pas l’excuse d’être un immigrant démuni contraint d’apprendre, tard dans la vie, une nouvelle langue.

Vraiment ?

On aurait cependant tort de réduire M. Trudeau à un poids léger avec des problèmes d’expression. 

Son esprit est assez peu meublé pour que les deux ou trois clichés qui fondent son multiculturalisme radical – le plus radical de tous les chefs de gouvernement en Occident en ce moment – occupent toute la place et lui tiennent lieu de pensée.

Je me méfie des gens aux idées simples et peu nombreuses quand ils ont du pouvoir politique entre les mains. 

Ajoutez-y, dans son cas, un opportunisme hors du commun, spectaculairement illustré par le déclenchement cynique de cette élection inutile.

Superficialité, confusion, dogmatisme et opportunisme : est-ce vraiment ce qu’il faut nous souhaiter ?

Toutes ces perles furent collectées par les gens associés au Sportnographe. Leur usage n’engage que moi.  

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