Une haine devenue amitié

Les espoirs du prochain encan de la LNH Maveric Lamoureux et David Goyette sont maintenant inséparables

David Goyette et Maveric Lamoureux ont participé au Match des meilleurs espoirs de la LCH dans l’uniforme d’Équipe Rouge, mercredi à Kitchener.
David Goyette et Maveric Lamoureux ont participé au Match des meilleurs espoirs de la LCH dans l’uniforme d’Équipe Rouge, mercredi à Kitchener. Photo courtoisie, LHJMQ
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2022-03-23T16:28:58Z
2022-03-24T02:01:24Z

L’amitié entre Maveric Lamoureux et David Goyette remonte à loin. Meilleurs amis depuis les rangs pee-wee, ils ont franchi les étapes une à une et se retrouvent maintenant, ensemble, aux portes de leur repêchage de la LNH. Pas si mal pour les deux hockeyeurs dont la relation a débuté avec une haine profonde l’un pour l’autre !

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Lamoureux, un défenseur des Voltigeurs de Drummondville et Goyette, un attaquant qui évolue pour les Wolves de Sudbury dans la Ligue de l’Ontario (OHL) ont joué ensemble presque toute leur jeunesse. Sauf au début, au niveau atome, alors qu’ils évoluaient l’un contre l’autre.

Déjà, à cette époque, les deux hockeyeurs se démarquaient.

« Au début on se détestait. On était les meilleurs joueurs de notre équipe donc on ne s’aimait pas. [...] Quand il passait de mon bord, j’en donnais toujours plus », a raconté Lamoureux.

« Il y avait des doubles-échecs pas mal ! » d’ajouter Goyette en riant.

Leur relation a toutefois évolué rapidement. Ils ont tout d’abord fait équipe ensemble dans le hockey d’été puis ont été réunis avec les Sélects du Nord, dans le pee-wee AAA, équipe avec qui évoluait également l’attaquant des Olympiques de Gatineau Antonin Verreault. Cette haine, créée par leur instinct de compétition, s’est rapidement transformée en une amitié qui a traversé le temps.

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AVENTURE ONTARIENNE

Après leur stage pee-wee, Goyette a déménagé avec sa famille à Hawkesbury en Ontario où les parents de l’attaquant avaient déniché une résidence sur le bord de l’eau. L’année suivante, en 2018-2019, Lamoureux est allé le rejoindre chez nos voisins de l’Ouest afin d’évoluer avec lui au sein du Wild d’Eastern Ontario, au niveau U15 AAA.

« J’y suis allé tout d’abord pour jouer avec lui, mais aussi pour aller à l’école anglaise. Je n’aurais pas pris cette décision s’il n’avait pas été là », raconte Lamoureux.

David Goyette et Maveric Lamoureux ont rencontré les membres des médias mardi.
David Goyette et Maveric Lamoureux ont rencontré les membres des médias mardi. Photo courtoisie, LHJMQ

Leur chemin s’est ensuite à nouveau séparé. Lamoureux est revenu au Québec où il a joint les rangs des Élites de Jonquière de la Ligue M18 AAA du Québec (autrefois midget AAA) alors que Goyette a quant à lui pris le chemin du sud, s’alignant pour rejoindre le programme des moins de 15 ans de l’école South Kent au Connecticut.

Au terme de cette saison, Lamoureux est devenu le choix de première ronde des Voltigeurs de Drummondville, 12e au total alors que Goyette a lui aussi été sélectionné au premier tour en Ontario par les Wolves, au 11e rang.

AUX PORTES DU REPÊCHAGE

Malgré la distance, ils n’ont jamais perdu contact. Faisant leur chemin chacun de leur côté, ils se retrouvent maintenant tous les deux aux portes de leur rêve.

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Sur la plus récente liste de la Centrale de recrutement de la LNH, Lamoureux vient au 15e rang chez les patineurs nord--américains tandis que Goyette, lui, pointe au 35e rang.

« On s’en parle souvent : on est rendu à notre rêve de p’tit cul, lance Lamoureux. De voir que les deux, on est rendus là et qu’on a non seulement une chance de se faire repêcher, mais en plus, en première ronde, c’est un rêve. Que deux amis soient rendus là, c’est vraiment rare. On est très contents et on se pousse là-dedans. »

Pour les deux, la saison a débuté un peu plus lentement. Dans le cas de Goyette, le lent départ s’expliquait notamment par le fait que l’OHL n’a présenté aucun match la saison dernière en raison de la pandémie. Dans le cas de Lamoureux, il s’était laissé emporter par les distractions entourant son année de repêchage.

« On continuait de se pousser là-dedans et à se dire que les deux, on devait sortir en première ronde. C’était une motivation pour nous », ajoute le défenseur.

« Depuis qu’on est jeunes qu’on se pousse à toujours être meilleurs, soutient pour sa part Goyette. De voir qu’on est là, bien placés pour le repêchage, c’est le fun à voir. On se Facetime souvent et on garde toujours contact. »

Mercredi, d’ailleurs, ils évoluaient au sein de la même équipe au Match des meilleurs espoirs, l’Équipe Rouge.

Et qui sait, peut-être que le destin fera en sorte qu’ils seront repêchés par la même équipe dans la LNH ? 

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