États-Unis: un nombre alarmant de travailleurs de la santé refusent le vaccin contre la COVID-19

Agence QMI

2021-01-02T08:28:46Z

Alors que les travailleurs de la santé sont les premiers à recevoir le vaccin contre la COVID-19 pendant la campagne de vaccination aux États-Unis, bon nombre d’entre eux ont choisi de le refuser pour des raisons politiques.

• À lire aussi: COVID-19: les États-Unis franchissent le cap des 20 millions de cas

• À lire aussi: COVID-19: Biden dénonce les retards du plan Trump sur les vaccins

Une tendance alarmante qui est observée dans plusieurs États américains, a indiqué vendredi le New York Post.

Plus tôt cette semaine, le gouverneur de l’Ohio, Mike DeWine, avait révélé qu’environ 60% des travailleurs de la santé avaient pour l’instant décidé de ne pas se faire vacciner.

Récemment, ce sont les États californien et texan qui ont enregistré un taux élevé de refus.

Ainsi, près de 50% des travailleurs de la santé des hôpitaux du comté de Riverside, en Californie, et du Houston Memorial Center au Texas ont informé les médias locaux qu’ils n’obtiendraient pas le vaccin.

La raison? La plupart des travailleurs de première ligne se sont dits préoccupés par l’influence de la politique dans le développement du vaccin, selon une récente étude de la Kaiser Family Foundation rapportée par le Los Angeles Times.

«Je sens que les gens se disent: “Je peux encore y arriver jusqu’à ce que cela [la pandémie] se termine sans recevoir le vaccin”», a d’ailleurs déclaré au journal californien April Lu, une infirmière du Providence Holy Cross Medical Center.

Et dans la ville de New York, qui avait été très fortement touchée par la pandémie cet été, ce sont plus de la moitié d’entre eux qui ont fait preuve de scepticisme concernant le vaccin, avait rapporté le New York Post le mois dernier.

Si l’immunologue américain Anthony Fauci espère arriver à une immunité presque complète du pays d’ici l’été prochain, ce pourcentage élevé de refus pourrait venir freiner l’opération.

«Notre capacité en tant que société à revenir à un niveau de fonctionnement plus élevé dépend de la protection du plus grand nombre possible de personnes», a rappelé en entrevue avec le quotidien new-yorkais Marc Lipsitch, épidémiologiste à Harvard.

Publicité