Festivals et événements extérieurs: de nouveaux assouplissements sont souhaités

Cédric Bélanger
Le Regroupement des événements majeurs internationaux (RÉMI) se réjouit que les festivals et événements extérieurs puissent accueillir un maximum de 5000 personnes à compter de vendredi, mais d’autres assouplissements sont souhaitables, croit son président-directeur général, Martin Roy.
Il pense notamment aux bulles de 250 personnes avec entrées, sorties, bars et toilettes indépendantes que les organisateurs de festivals doivent créer.
« Pourquoi ne pas avoir 350 ou 500 personnes par bulle ? D’un point de vue opérationnel et logistique, ça simplifierait les choses », avance Martin Roy, qui aimerait aussi que Québec revoie l’espace requis de quatre mètres carrés par festivalier.
Il cite aussi en exemple l’obligation d’assister aux événements uniquement en bulle familiale « alors qu’on peut être 20 personnes sur une terrasse ».
Impact limité
Pour toutes ces raisons, il estime que l’impact de la décision du gouvernement du Québec de faire passer la limite de spectateurs de 3500 à 5000 sera « limité ».
Parmi les événements qui pourront en bénéficier, Martin Roy pointe l’Omnium de tennis Banque Nationale, le Festival de Lanaudière, celui de Saint-Tite et les événements de montgolfières de Gatineau et Saint-Jean-sur-Richelieu.
Chez evenko, on se dit « très heureux » de cette hausse qui devrait favoriser la tenue automnale des Francos, du 9 au 12 septembre, et du Festival international de jazz, du 15 au 19 septembre.
À Rimouski, un des rares festivals extérieurs qui prévoit accueillir 3500 personnes, le directeur Sébastien Noël n’est pas encore en mesure de dire s’il pourra hausser la jauge du parc Beauséjour à 5000 spectateurs.
Bulles complexes au FEQ

Quel que soit le nombre de spectateurs autorisés, il n’y aura pas de concerts sur les plaines d’Abraham cet été, affirme pour sa part la directrice générale du Festival d’été de Québec, Anne Hudon.
L’enjeu au FEQ, qui présentera des spectacles à l’intérieur du Manège militaire, du 8 au 18 juillet, ce sont aussi les bulles de 250 personnes.
« Que ce soit 1000, 2000, 3000 ou 5000, si on ne l’a pas fait au début parce que c’était trop complexe, ça le demeure tout autant maintenant », dit-elle.
Elle ne ferme pas la porte totalement à la tenue d’un événement quelconque, mais « avec les délais et le budget, ce serait difficile ».