De nouvelles mesures qui inquiètent le Tournoi pee-wee de Québec
L’édition 2022 pourrait être compromise en raison du contexte sanitaire


Kevin Dubé
Les nouvelles mesures dans les aéroports, annoncées mardi par le gouvernement fédéral, font craindre le pire pour la compétition, habituellement organisée à Québec, qui pourrait devoir se passer des 16 équipes européennes et asiatiques inscrites.
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Mardi, le ministre fédéral de la Santé, Jean-Yves Duclos, a annoncé que tous les voyageurs entrant au Canada devaient désormais être testés à l’aéroport à leur arrivée au pays, en plus de s’isoler le temps de recevoir leur résultat.
Cette mesure entraînera des coûts importants pour les équipes d’Europe et d’Asie, qui devront arriver encore plus à l’avance et débourser les frais d’hôtel nécessaires à leur isolement.
En date de vendredi, toutefois, aucune équipe n’avait annulé officiellement, mais le directeur général du Tournoi, Patrick Dom, croit que ce sera inévitable.

AUX ÉTATS-UNIS ?
Il craint d’ailleurs que les mesures s’étendent aussi aux États-Unis, comme a laissé planer le ministre Duclos lors de sa conférence de presse de mardi.
« On a 45 clubs des États-Unis qui sont inscrits. Si les mesures devaient s’étendre à eux, plusieurs annuleraient et il est trop tard pour ajouter d’autres équipes. Depuis le début on dit qu’on va faire un tournoi, peu importe les embûches. Mais je peux dire qu’on en a pas mal plus qu’on pensait. »
Déjà, une quarantaine d’équipes des États-Unis et de l’Europe avaient mentionné qu’elles ne se présenteraient pas au Tournoi cette année, en raison des mesures sanitaires.
RENCONTRE VENDREDI
Patrick Dom rencontrera le ministre Duclos vendredi prochain, pour discuter de la situation.
S’il assure qu’il ne désire pas que le tournoi bénéficie de passe-droits, il désire à tout le moins obtenir des précisions sur les mesures mises en place.
« On comprend que la santé est la priorité. On le dit depuis le début que notre tournoi sera sécuritaire et même la Santé publique nous dit qu’on est plus prudents qu’eux-mêmes. Par contre, est-ce qu’il y a moyen de trouver un terrain d’entente ? Plutôt que de faire un test PCR 72 h avant le départ et un autre à l’aéroport, pourquoi ne pas en exiger qu’un seul, 48 h avant le départ ? Ou bien si on veut que ce soit 72 h à l’avance, pourquoi est-ce qu’on ne permet pas un test rapide à l’aéroport ? » affirme le directeur du tournoi.
« Je veux parler au ministre parce que ces mesures sont peut-être temporaires. S’ils attendent de voir l’impact du variant Omicron avant d’assouplir à nouveau, ça nous donnerait une bonne idée et on pourrait avertir nos équipes. »