Déconfinement: la balle est dans notre camp

Photo portrait de Richard Martineau

Richard Martineau

2021-02-03T10:00:00Z

Je me suis toujours demandé pourquoi les vieux passaient leurs journées à siroter des cafés dans des centres commerciaux.

Il n’y a vraiment pas d’autres endroits où passer le temps qu’entre un comptoir de Thaï Express et une tabagie ? 

Mais quand j’ai entendu le premier ministre annoncer que les centres commerciaux rouvriront, je me suis dit, en dansant dans le salon : 

« Je vais faire comme pépère, je vais aller passer la journée au centre d’achat ! Pas pour acheter des trucs, j’ai besoin de rien, juste pour voir des gens, flâner, croiser du monde, déambuler dans les rayons, chiller ! 

Me rappeler ce que c’est que de vivre en société ! »

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

EN COMMANDO !

Or, c’est justement ce qu’il ne faut pas faire. 

Comme m’a dit Jean-François Belleau du Conseil canadien du commerce de détail, hier, il faut magasiner en commando. 

Non, non, pas tout nu dans ton jean ! Rapidement ! À toute vitesse !

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« Tu rentres dans le commerce, tu prends l’objet que tu veux acheter, tu paies et tu sors. »

Pas question de flagosser.  

  • Écoutez la chronique économique d’Yves Daoust, directeur de la section Argent du Journal de Montréal, sur QUB radio:    

Idem pour les salons de coiffure. Tu vas chez le barbier pour te faire couper les cheveux, pas pour mémérer pendant une heure sur la performance du Canadien. 

Wham, bam, thank you, M’am !

Ce n’est pas parce que François Legault a ouvert la porte de deux centimètres qu’il faut se précipiter dessus comme un troupeau en folie et l’arracher de ses gonds !

Sinon, on va se retrouver en re-re-reconfinement dans quelques jours. 

On ne peut pas passer notre temps à jouer de l’accordéon : ouvre, ferme, ouvre, ferme...

François Legault mise sur notre sens des responsabilités. 

Est-il naïf ? Surestime-t-il notre jugement ?

L’avenir nous le dira. 

La balle est dans notre camp. À nous de ne pas l’envoyer à travers une vitrine. 

  • Écoutez l'entrevue d'Isabelle Guillemenot au micro de Richard Martineau sur QUB radio:  

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LA SAUCISSE HYGRADE

On met aussi fin – il était temps ! – aux mesures mur à mur. 

Les habitants de six régions auront le droit, les maudits chanceux, d’aller au restaurant.

Juste pour ça, j’ai le goût d’appeler le Clan Panneton et de déménager à Malartic. 

Pensez-vous que les policiers pourront installer des barricades sur chaque route qui sillonne le territoire québécois et surveiller les allées et venues de chaque auto ?

Bien sûr que non. 

Là encore, on s’en remet à notre sens des responsabilités.

Regardez bien le nombre de Montréalais qui vont sauter dans leur auto pour aller passer quelques jours au Lac-Saint-Jean !

Il y a une chose qu’il ne faut pas oublier au cours des prochains jours : pourquoi on déconfine ? Parce que le nombre de cas a diminué. 

Pourquoi le nombre de cas a diminué ? Parce qu’on a confiné.

C’est comme la saucisse Hygrade.

Plus tu confines, plus tu peux déconfiner. Plus tu déconfines, plus tu dois reconfiner. 

C’est niaiseux, mais c’est ça. 

DÉFI 28 JOURS

En fait, le confinement, c’est comme le Défi 28 jours. 

C’est pas parce que tu n’as pas bu une goutte d’alcool en février qu’il faut que tu te dévisses la tête le 1er mars. 

Sinon, ça ne donne strictement rien. 

« Hey, j’ai réussi à atteindre mon objectif et j’ai perdu 60 livres ! Viens, on va aller célébrer ça chez Krispy Kreme ! »

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