Découvrez la touchante motivation de Brigitte Lafleur derrière sa participation à «Sortez-moi d'ici!»
Ne manquez pas Sortez-moi d’ici!, tous les dimanches dès 19 h 30 sur TVA et TVA+.
Nathalie Slight
En plus de composer avec la chaleur extrême, le manque de sommeil, la faim et l’adrénaline, les singes hurleurs, les serpents et autres bibittes de la jungle panaméenne, des personnalités affrontent leurs plus grandes peurs à Sortez-moi d’ici!. Pour Brigitte Lafleur, il n’y avait pas meilleur moyen de souligner son 50e anniversaire de naissance qu'en relevant ce défi pour le moins intense!
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Brigitte, la dernière année a été assez exceptionnelle pour toi, alors que tu multiplies les projets qui te sortent de ta zone de confort, comme ta participation à Sortez-moi d’ici!...
Lorsque j’ai été approchée pour participer à l'émission, j’ai accepté avec joie. Puis, plus la date de départ approchait, plus je ressentais un vertige. Je craignais de trop m'ennuyer de ma fille, de ne pas avoir de fun avec la gang, de trouver le temps trop long dans la jungle... Bref, j’avais toutes sortes de craintes injustifiées. J’ai donc jasé avec la psychologue fournie par la production, et nos discussions m’ont beaucoup aidée. Elle m’a rappelé les raisons pour lesquelles j’avais accepté au départ de plonger dans cette aventure.
Et quelles étaient ces raisons?
Ma plus grande motivation, c’était ma fille, qui est âgée de 10 ans. J'avais envie de lui montrer que c’est le fun de se dépayser, de repousser ses limites, d’affronter ses peurs et surtout, je voulais qu’elle soit fière de moi, de ce que je peux accomplir. Et puis, comme j’allais avoir 50 ans en avril, je souhaitais faire quelque chose de complètement fou pour souligner ça. Alors, pourquoi pas un petit séjour en plein cœur de la jungle panaméenne?
Comment t’es-tu préparée à ta participation à Sortez-moi d’ici!?
Outre les conversations avec la psychologue, j’ai cessé de boire du café. Comme j’en prends plusieurs par jour, je me suis sevrée graduellement de la caféine. À deux semaines de mon départ, je ne buvais plus une seule goutte de café. J’aimerais pouvoir vous dire que j’ai conservé cette bonne habitude à mon retour, mais non, j’ai renoué assez rapidement avec le café! (rires)
Était-ce la première fois que tu partais loin d’Agathe?
Non, mais jamais aussi longtemps et surtout jamais sans avoir aucun contact avec elle. Finalement, je m’inquiétais pour rien! Ma fille et mon chum ont passé du super bon temps ensemble et, de mon côté, je ne me suis pas trop ennuyée d’eux dans la jungle.


Tu as relevé plusieurs défis à Sortez-moi d’ici!. Lequel a été le plus marquant jusqu'à présent pour toi?
Le premier qui me vient en tête, c’est celui où Gino Chouinard était enseveli sous des grains de maïs. De mon côté, je devais lui faire deviner l’identité de 13 célébrités, alors que j'avais la tête emprisonnée dans une boîte contenant 72 crapauds. Le pire dans ce défi, ce n’était pas d’avoir des crapauds dans la face, c’était d’entendre Gino paniquer alors que les Rangers ajoutaient des serpents dans sa cuve. Il a vraiment repoussé ses limites au maximum, lors de ce défi.
Et toi, t’es-tu rendue au maximum de tes limites dans cette aventure?
Oh! que oui! Il y a aussi le défi Pizerria du marais, avec Marc-Antoine. On nous a servi des pizzas avec des garnitures dégueulasses: des pattes de poulet, des araignées, des scorpions, des testicules de porc et de bœuf. Mais le pire, c’était la pizza nappée de noni, surnommé «le fruit vomi». Laissez-moi vous dire qu’il porte très bien son nom! Non seulement son odeur est horrible, mais son goût également. Je n’ai heureusement pas vomi, mais j’ai eu mal au cœur le reste de la journée!
Qu’as-tu trouvé le plus difficile à Sortez-moi d’ici!?
J’ai accepté de participer parce que le but du jeu est le dépassement de soi. J’aurais été incapable de prendre part à une téléréalité qui consiste à comploter dans le dos des autres joueurs dans le but de les éliminer. Ce n’est pas dans ma nature. Mais à Sortez-moi d’ici!, en allant au puits, j’ai reçu une mission: sauver quelqu’un de l’élimination lors du gala. Vous n’avez pas idée à quel point j’ai trouvé ça difficile!
Pourquoi donc?
Parce que, lorsqu’on est coupé du monde extérieur, les autres campeurs deviennent notre deuxième famille. J’ai beaucoup hésité entre sauver Jean-Michel ou Jeff. Ce sont tous les deux des amis de longue date. Je ne voulais pas les voir partir!
Par ailleurs, tu as incarné un personnage fort marquant dans l’excellente série Empathie!
2025, c’est vraiment l’année où je me détache de mon image et où j’assume pleinement mes 50 ans. Je me suis montrée non coiffée et sans maquillage à Sortez-moi d’ici!. Et dans Empathie, mon personnage, Madame Moisan, avait les cheveux gris, les dents jaunies et la peau maganée. Jamais je n’ai été aussi maganée pour incarner un personnage, mais j’ai vraiment tripé de me voir comme ça, parce que ça représentait parfaitement Madame Moisan, cette femme provenant d’un milieu défavorisé qui tue sa sœur et la donne à manger aux chiens.
Est-ce LE rôle de ta vie?
Je pense que oui, pour le défi que représente ce personnage, pour la transformation physique que ça implique et pour le sujet délicat, soit la santé mentale. Durant la même période, j’ai campé un autre beau personnage: une gardienne de prison qui s’évade avec une détenue dans Indéfendable. Je suis vraiment choyée d’avoir tous ces projets qui se présentent à moi. Ça augure bien pour la suite de ma cinquantaine!
Parlant de beaux projets, tu es de la distribution de la pièce de théâtre Toc Toc, qui sera en tournée tout l’été à travers le Québec!
On va avoir beaucoup de fun, avec cette belle gang, dont mes amies Josée Deschênes et Marie Soleil Dion. Je campe une femme aux prises avec un trouble obsessionnel-compulsif lié à la propreté. Dans la vraie vie, je n’ai pas ce toc, je ne capote pas si ma maison est à l’envers, mais ce personnage me fait beaucoup penser à moi, à l’époque de la pandémie. J’étais pas mal intense, plus que ma sœur qui travaille dans le milieu hospitalier.
Lors de ta dernière entrevue, tu nous avais confié avoir l’œil sur une fermette à vendre, non loin de chez toi...
Le temps qu’on se décide, quelqu’un d’autre avait fait une offre d’achat sur la fermette. Ma fille et moi, on va trouver un autre moyen d’assouvir notre passion des animaux grâce à un poulailler urbain. D’ailleurs, on a présentement des petits poussins dans notre garage, qui vivront dans notre cour cet été! Donc, pas de déménagement à l'horizon, mais sûrement quelques projets de rénovations et peut-être un peu de peinture aussi, parce que ça commence à faire longtemps que je n’ai pas sorti mes pinceaux!